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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 04:51

 

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(Sur la piste des papillons / Benjamin Bergerot / La moitié des papillons ont disparu en 20 ans) 

 

 

PROJET DE MORT, Dana LANG, Le Cergne, le 19 juillet 2013

 

Les multinationales déjà à pied-d’oeuvre,

Installées en toute illégalité

Sont pressées,

Elles n'attendent pas de permis pour tuer !

Elles forcent la main aux dirigeants

D’Amérique, d’Asie, d’Europe

Et de FRANCE

Où il y a tant de gisements !

Les entreprises s’impatientent

Pour éclater la roche,

Des milliers de tonnes de bonne eau

Et la pollution du transport

De milliers de camions 

Six cent poisons mortels déversés

A notre barbe, à notre nez,

Et des gaz sur les champs rejetés,

Les nappes phréatiques, les rivières détruites

En si peu de temps !

Qu’importe l’effet de serre

Et les pluies acides qui en rejailliront

Sur nos parcs et nos forêts !

Qu’importe !

 

Belle France, chantons-la

Cette France à jamais perdue,

Amérique anéantie

Chine soumise, Pologne et Europe asservies !

L’indépendance énergétique  

Ne doit pas se faire

Au mépris de la vie,

Du Vivant, de l’existence même !

Pour eux, toujours plus de profits

Sans cesse, renouvelés,

Les multinationales souveraines,

Les grands laboratoires pharmaceutiques,

L’Organisation Mondiale de la Santé

Et leurs insupportables complicités

Détruisent notre santé et la vie sacrée

Ne laissons pas faire cela, mes amis !

 

Amis, songez à notre vie soudain sans eau, sans air

Pollués par les poisons et les gaz,

Mêlés à notre alimentation toxique !

Nous ne buvons pas le pétrole

Mais peut-être un jour y parviendront-ils

À nous le faire encore ce coup ?

Ils nous tuent déjà avec les plastiques

Aux hormones de synthèse,

Avec des colorants et des parfums trompeurs

Et des tonnes de poisons répandus dans les champs

Sur nos denrées alimentaires !

Qu’importe ! Qu’importe ?

Amis songez à notre bétail, à la faune et la flore

Tués eux aussi par l’eau empoisonnée

Amis songez au désert qu’il en résultera !

Amis, pourrons-nous changer l’eau et la rivière ?

Quand celles-ci prendront feu, empoisonnées,

Amis pourrons-nous transformer un fleuve ?

Pourrons-nous trouver une source pure,

Échanger un arbre millénaire,

Une colline, une montagne, une forêt ?

Amis pourrons-nous protéger la vie,

Celle d’un enfant, d’un petit nouveau-né ?

Amis pourrons-nous écouter le chant du rossignol,

de l’alouette et du pinson ?

Le geai viendra-t-il encore nous cajoler,

Et jaser avec nous dans les bois ?

Et les cerfs et les daims,

Les ours, les loups et les lapins ?

Nos lendemains saccagés

Notre futur et notre planète à jamais sans vie !

Qu’importe, avez-vous dit ?

 

Dans ce monde, il existe des génies,

Cherchons-les ! Encourageons-les

Pour peser du bon côté de la balance,

Poussons-les vers le respect de la vie à tout prix !

Cherchons du côté du solaire, de la marée motrice, de la géothermie…

Que sais-je ?

Reherchons des idées nouvelles !

Amis, ne laissez pas ce projet de mort supplémentaire

S’installer impunément sur nos terres

Amis, indignons-nous !

Contre l’absurdité,

Contre cette poignée de riches

Qui nous font un enfer !

Ceux-là qui trichent

Ceux-là toujours impunis,

Ceux-là qui tuent l’humanité,

En douceur, incolore, inodore

Qui répandent leur chimie,

Sur nos vies !

Empêchons ces crimes !

Retrouvons le sens de la vie,

Le sens du Vivant,

Le sens du sacré,

Défendu par les fées,

Les Celtes et les Indiens,

Les Hommes-feuilles et les Tibétains !

 

Amis, levons-vous !

Jetons ces vieux oripeaux,

Ces idées d’un autre âge,

Marchons vers une aube nouvelle !

Amis pour que chante la vie

Résistez, vous aussi !

 

Qu’importe ! Ont-ils dit

Ceux qui violent,

qui pillent et qui prennent sans merci !

 

 https://secure.avaaz.org/fr/petition/CONTRE_L4EXPLOITATION_DU_GAZ_DE_SCHISTE_EN_FRANCE_ET_DANS_LE_MONDE/edit/

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 10:29

 

 jardin 22 mai 2011 020

POSE TES YEUX / Dana LANG, LE CERGNE, le 23 juin 2013

 

Pose tes yeux sur la beauté du monde

Sur un matin d’orage pluvieux

Sur les cimes enneigées et bleues,

Sur l’oiseau blanc dans les cieux,

 

Pose ton âme sur un frère au loin,

Sur le rire de l’enfant délicieux,

Sur le travail du paysan heureux,

Sur le tourment de parents soucieux

 

Pose ton regard vers un proche avenir,

Sur les rêves de jeunes gens merveilleux,

Sur l’espoir des malades anxieux,

Sur le songe de couples devenus vieux

 

Pose ton cœur là où la vie te mène,

N’accepte pas l’injustice en ces lieux,

Ne te résigne pas, prends un pieu

Détruis les barreaux de leurs cages !

 

Pose ton espoir sur leurs rêves

Crois en demain, en tes vœux

Cours vers l’amour envers eux

Jamais n’abaisse ton courage !

 

 

Chers Dana
Je viens de rentrer de Lima et je trouve votre message d'amitié et de ces beaux poèmes aussi traduit en espagnol
J'envoie mes corrections, si toi désirez. Je retire également les majuscules où correspondent pas en espagnol
Je vous envoie une accolade
Ernesto

 

 

 

TRADUCTION ESPAGNOL

PON TUS OJOS / Dana LANG, EL CERGNE, el 23 de junio de 2013 

 

Pon tus ojos sobre la belleza del mundo
sobre una mañana de tormenta lluviosa
sobre las cimas nevadas y azules,
sobre el ave blanca en los cielos,

 

Pon tu alma sobre un hermano a lo lejos,
sobre la risa del niño delicioso,
sobre el trabajo del campesino feliz,
sobre el tormento de familiares atentos

Pon tu mirada hacia un futuro próximo,
sobre los sueños maravillosos de jóvenes,
sobre la esperanza de los enfermos anciosos,
sobre el sueño de parejas envejecidas

 

Pon tu corazón allí dónde la vida te lleva,
no aceptes la injusticia en esos lugares,
no te resignes, toma una estaca
¡Destruye los barrotes de sus jaulas!

 


Pon tu esperanza sobre sus sueños
crée en el mañana, en tus deseos
en tu ir hacia el amor por ellos
¡Jamás bajes tu coraje!

      

TRADUCTION ANGLAIS

INSTALLING YOUR EYES / Dana LANG, THE CERGNE on June 23, 2013

Put your eyes on the beauty of the world
On a morning rainstorm
On snowy peaks and blue,
The white bird in the sky,

Put your soul on a brother far away
The laughter of the child delicious,
The work of the happy peasant,
The torment of parents concerned

Put your eye to the near future,
The dreams of wonderful young people,
The hope of anxiety patients,
The dream of couples become old
Put your heart where life leads you,
Do not accept the injustice in these places,
Do not resign yourself, take a stake
Destroy the bars of their cages!

Put your hope in their dreams
Believe in tomorrow, in your vows
Run to the love for them
Never lower your courage !

 

 

 

 

 


 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 11:56

JARDIN MAI 2013 004

MAI, MOIS DE MAI, JOLI MAI / Dana LANG

Mai, mois de mai, joli mai

Soleil danse en ces rais

Les oiseaux sifflent, chantent

Font leur nid, s’enchantent

De ciel bleu, d’éphémères

Nos cœurs ne sont point amers

Quand l’été doucement revient

Et nous prend par la main

Nous invite à célébrer

La fête des mamans, des mémés

Il sourit ce temps joli

Tous les arbres ont fleuris

Au jardin tant parfumé

Tout danse avec les fées !

 

Le Cergne, le 8 mai 2013

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:59

13-AVRIL-2009-ANNIV-ET-PAQUES-104.jpg 

ARNOLD, MON PERE

Souvent, des images me reviennent.

Vingt huit ans, déjà

Et pourtant il me hante toujours,

Il est là.

Des odeurs de scierie me pénètrent

Les deux premières années de ma vie,

J’ai vécu près de lui

Dans son village d'Alsace, une maison

Près de la scierie où il travaille,

Mon père.

Il a des yeux bleus rieurs,

Un cœur tendre et bon,

Une bouche gourmande,

Et un flegme qui nous désarçonne,

Mon père.

 

J’ai quatre ans et il me tient la main,

Parmi les petits sapins de Parilly,

Il aime me faire rêver et imaginer ses forêts

Dans le Sundgau près de Bâle.

Souvent, nous partons en pique nique, avec lui,

Toute la famille réunie,

Entre les arbres du boulevard lyonnais,

Mon père.

Au bout de notre rue

Chantent les coquelicots

Et les soirs, la chaise retournée à l’envers,

Sur le trottoir de la rue,

Il capture les lucioles et le vol des hannetons,

Par des mots,

Il me conte des histoires de bêtes et de lune,

Mon père.

 

Une enfance malade, il me porte dans ses bras,

Il lave au savon noir, dans le baquet sur la planche,

Les liquettes, les chaussettes d’une marmaille

Qu’il étend sur la corde au soleil

Et repasse les vêtements de la semaine,

Il prépare les repas et les jours s’écoulent

Au rythme d’un travail acharné de doubles journées,

Mon père.

Pendant que je reste en chaise longue à bâiller

Car je ne peux rien faire seule,

Ni marcher, ni jouer, ni manger

Quand il y a, derrière, cinq bébés

Qui ont besoin de l’attention d’une mère,

D’un père.

Et attentionnés, ils le sont

En ces jours d’après guerre

Qu’il a faite durant cinq ans l’alsacien évadé

Pour ne pas supporter la honte d’être nazi

Le débarquement par le sud avec tous ses amis

Sénégalais, marocains, algériens,

Il était de ceux là, héros malgré eux,

Qui délivrèrent la France de son joug affreux,

Mon père.

Je me rappelle nos vacances dans le Sundgau

Nos promenades avec le saint Bernard,

Parmi ses montagnes,

Et nos balades sous les cerisiers,

Où tels des moineaux nous nous gavons

De leurs fruits mûrs avec délectation,

Et il orne mes oreilles

De ces cerises vermeilles

Quand revenus de nos escapades

Faisons bien rire grand père.

Comme j’aime ce pays, son village

Les cigognes sur les toits

Et dans les monts, l’écho de sa voix

Où il ioule une joyeuse tyrolienne,

Mon père.

Lorsqu’il m’apprend à dessiner

Des paysages de neige, des sapins

Reviennent les oasis qu’il a connus,

Autrefois dans cette guerre qui le hante,

Mon père.

Oui, je le revois souvent dans son jardin ouvrier

De Lyon La Mouche à Gerland

Cette parcelle de lui, de sa campagne,

De son Alsace, de sa terre

Qui lui collent aux semelles

Et qu’il aime et chérit tant

Comme ces légumes qu’il plante

Parmi ces roses qu’il greffe,

Lui le jardinier,

Mon père.

 

Je le revois aussi,

M’apportant mon petit déjeuner au lit,

Comme il est fier de me faire plaisir

De rendre heureuse sa grande fille,

Mon père.

Le cœur empli de fleurs et de bonté

Il a tout donné de lui,

Dans sa cabane, sous le figuier,

Il est tombé là parmi ceux là,

Les oiseaux et les chats,

Laissant encore derrière lui

Deux fils de quatorze et seize ans

Mon père.

Combattant et travailleur inlassable,

Amoureux de la terre,

De la vie, de ma mère,

Il n’a jamais démérité

Il était ce père,

Mon père.

**********************************************  

OFFRE MOI LE FLAMBEAU

Don du coeur

ouvrage de vie,

de tant de labeur

offre-moi le flambeau

et le transmettre mon tour.

Je m’en souviens encore, il y a cinq ans

de ta mort comme un printemps,

éclair foudroyant lorsque jaillit la vie.

Tu bêchais ce jour là,

ce douze février. Travailleur acharné

jusqu’au dernier jour, tu avais rempli ta journée.

Je me souviens de ma mère me rappelant 
                                                 les détails du matin.

Et le soir, rassemblés autour de ces clafoutis
              que tu avais préparés comme un ultime adieu,

alors seulement, je pleurais.

 

ADIEU          
            Quand la terre engourdie et gelée

            de l’hiver sale, mouillée de fumier

            se réveille doucement,

            et qu’il faut semer les grains de l’été

            tu t’es couché là,

            parmi ceux que tu aimes

            ils sont venus t’offrir leurs chants timides, leurs dons cachés

à pas menus tous  te caressaient une dernière fois  

la terre, les fleurs, les oiseaux et les chats.

 

 

*************************************************************************

 

[...]

 

LIVRET DE PROSE N° 4 / La Maison Hirondelle : Dana LANG, 1987 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 09:29

  FONTAINECOURS-022.jpg

                                        Mon père :

                                       Ton vieux vélo te pousse

                                       Ton vieux vélo te traîne

                                       Tu vis loin des machines

                                       Loin des rumeurs

                                       Infatigable travailleur

                                       L’ouvrage d’une vie achevé

                                       Tu es mort là

                                       Dans ton jardin

                                       Sous le figuier

                                       Comme un point

                                       A la dernière page

                                       D’un livre d’images

                                       Et, je me souviens

                                       De la cabane

                                       A l’entrée du jardin

                                       Une rangée de pivoine

                                       L’odeur du romarin

                                       Un choeur de marguerites                                     

                                       Et entre la roquette

                                       Et les choux

                                       Les fraisiers et les haricots

                                       Un coin de pelouse

                                       Où joue le petit frère

                                       Sur le banc

                                       Ma mère fini son tricot

                                       Multiples chaussettes

                                       Sous la fraîcheur

                                       Nostalgique du soir

                                       Pendant que tu coupes

                                       Quelques roses délicates

                                       Pour les poser

                                       Sur mon panier

*****************************************************************************

                               Les souvenirs giclent de ma tête

                               Comme un torrent de la montagne       

 

                               En cascades joyeuses

                                  Limpides et claires

                                      Qui se répand

                                          Et les fardeaux

                                              Devenus bois d’allumettes

                                                 Jeté sur la rivière de ma vie

                                              Oubliés comme par magie

                                          Laissent la place

                                      Aux moments de lumière.

                               *********************************************************



Un chant intérieur à l’odeur glycine

Me transporte

Et toutes les impressions

Du temps d’avant

Se ramènent au galop

Et des bulles de rire

Eclatent sur le savon noir

Dans la baignoire

 

********************************************************************************** 

 [...]

 

LIVRET DE PROSE N° 3 / L'Horizon de la nuit "Espoir" / Dana LANG, année 1987 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 08:56

NEIGE NOVEMBRE 2010 006 

février 1987 :

Il me presse la main

Et me dit d’aller,

Détournant la rivière,

Empruntant les chemins

Et entre les montagnes

L’écho résonne de sa voix.

Il aperçoit le vol du busard près des marais

Et encourage le geai cajolant dans les bois.

Il épie chaque bruit, chaque cri,

Chaque trace, dans la mousse.

Toujours l’œil aux aguets

Pour saisir le cerf

Ou le daim, le vagissement du lièvre

Tout à coup, il me pousse

Découvrant les vestiges de la guerre récente

Le blockhaus perdu déjà recouvert par la vie

Qu’il faut dévaler pour s’ensevelir dans l’abri

Il vit ses souvenirs, pas à pas,

Et raconte avec fièvre,

Dans ma tête de dix ans

Me transmet des goûts, des parfums

Des sons, des images

Me léguant tout en héritage.

Il respire la terre,

La vie et sa patrie

Il m’aimait mon père

Et que n’ai-je assez retenu son récit.

*******************************************************************

Les mots ont la force des rêves qui sommeillent

                        Là-bas, la forêt sous la pluie

                        S’agite fourmillant de trésors,

                        De monstres au grand cœur et de méchants génies.

                        Tu t’approches doucement

                        En prêtant l’oreille tu ne perçois

                        Que le sifflement mouillé de l’oiseau d’or

                        Tu imagines mille scènes quand le gros saint Bernard bave sur ta main

                        Cependant qu’à tes pieds s’enroulent des limaces,

                        L’escargot nonchalant se promène une raie d’argent derrière lui

                        Et tout près s’égoutte une toile d’araignée.

                        Ces mille éclats de gouttes tintinnabulent à ton oreille

                        Pour te tirer du bruit magique de ton rêve…

****************************************************************

 

MON PERE

Tes yeux bleus sur la nuit

Tes yeux bleus dans le noir

De ton visage de suie

Lorsque tu rentrais tard

Tu n’avais guère le temps

Sombrant de sommeil

Tu parlais peu le soir

Je buvais le rire de ton ciel.

 

Tes yeux bleus sur la nuit

Tes yeux bleus dans le noir

De ton visage de suie

Lorsque tu rentrais tard

Je souriais en songeant

A toutes ces lessives du dimanche

Que tu frottais sur la planche

Le linge d’une marmaille

Que ma mère étendait au soleil.

Tes yeux bleus sur la nuit

Tes yeux bleus dans le noir

De ton visage de suie

Lorsque tu rentrais tard

Et ces draps qui claquaient au vent

Sentaient la lessive fraîche

Eclatant de nuits lourdes et blanches

De journées harassées au charbon.

Tes yeux bleus sur la nuit

Tes yeux bleus dans le noir

De ton visage de suie

Lorsque tu rentrais tard

De jambes lasses, de mains rêches

Ton visage fleurait bon le dimanche

Et ta bouche riait vermeille

En m’offrant le déjeuner dans mon lit.

Tes yeux bleus sur la nuit

Tes yeux bleus dans le noir

De ton visage de suie

Lorsque tu rentrais tard

Toutes ces années tendres

Croustillantes de vie

De bonheur à revendre

Ne tomberont pas dans l’oubli

Tes yeux bleus sur la nuit

Tes yeux bleus dans le noir

De ton visage de suie

Lorsque tu rentrais tard

Et la faux de la mort

A volé pareille

A l’éclair trop fort

Mon enfance de miel.

Tes yeux bleus sur la nuit

Tes yeux bleus dans le noir

De ton visage de suie

Lorsque tu rentrais tard

Et pourtant, un matin

Un forsythia revient

Fleurir devant la maison

Et ce, chaque saison

*********************************************************

                                                                       Morceau de miroir éclate.

                                                                       Morceau de rêve jaillit de ma mémoire,

                                                                       Les genoux bleus et noirs,

                                                                       Les chaussettes blanches en coton tricoté.

                                                                       Les pages d’écriture entre les interlignes,

                                                                       Les hauteurs des lettres dépassées,

                                                                       Le plaisir des mots écrits et trouvés,

                                                                       Les dessins de mon père du dimanche,

                                                                      Paysages de forêts, de déserts,

                                                                       Et les miens ne sont rien

                                                                       Que neige, soleil ou sapins

                                                                       Oasis et palmiers qui se penchent.

                                                                       Dans les grands magasins

                                                                       Parmi les livres, perdue, oubliée,

                                                                       Des parents qui me cherchent

                                                                       Je rêve au milieu des pages.

                                                                       D’une armoire ouverte, à mes yeux fascinée

                                                                       S’offrent des prix de classes,

Livres rouges tranchés d’or.

                                                                       Je découvre des contes enchantés

Qui bercent mon enfance.

                                                                       Quand le berceau de bois espéré

                                                                       A chaque Noël ne vient pas

                                                                       Sur mon lit d’hôpital, les jeux de perles

                                                                        Les poupées vêtues de papier

                                                                       Occupent mon enfance malade.

                                                                       Ma mère s’endort à mes pieds,

                                                                       J’entends les cris des enfants ponctionnés,

                                                                       La mort rôde derrière le paravent.

                                                                       Les années de patronage,

                                                                       Le dragon bon enfant,

                                                                       Dans un film noir et blanc

                                                                       Qu’un missionnaire rapporte

De son voyage en Chine.

Les dons d’épicerie de mes pauvres parents

Que j’emporte aux malades du quartier,

Aux sans logis, aux personnes âgées.

En ces années d’après guerre

Place Général André,  j’écris le verbe aimer

A la première page de mon cahier

    [...]

              LIVRET DE PROSE N°1/ Solitude "Soleils d'Hiver" / Dana LANG, 1987

 

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 21:50
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 22:39

En avril ne te découvre pas d'un fil   Quand rôdent les derniers frimas
Apparaissent les perce-neige déjà
Des fées ensorceleuses et volatiles 

Oeuvrent    en ce jardin tout bas


Dame nature s'éveille encouragée
Par tant de charme et de beauté   
Secoue ses longs voiles vaporeux
Lève le bout de son nez
Jette des graines à toute volée
D'où surgissent abondantes à nos yeux
Crocus et pâquerettes à nos pieds 
   et profusion de pervenches bleutées
 
Comme autant de petites fées frondeuses


 
Des tapis couverts de violettes précieuses
   près de leurs elfes, douces se cachent
dans la forêt silencieuse   

Des jonquilles lumineuses égaient ce printemps   où s'agitent des lutins farceurs
  et dans les jardins tulipes au vent
  révèlent une fée en son coeur

Reviendra-tu encore printemps
   pour dans les vergers enchanter
  nos âmes d'enfants ?
   Reviendra-tu cher printemps
  avec tes parfums de magnolia
   enbaumer nos rêves d'antan ?

Dana LANG, ma prose livret quatrième "Dans la maison rose et bleue"

Illustrations du Net 




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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 17:56

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6 septembre 2008 6 06 /09 /septembre /2008 22:40

Pour faire de notre lopin de terre, un jardin enchanté,
nous avons fait tomber la pente de la montagne
où la maison rose est bleue est accrochée.
Dans ce jardin composé, nous avons tout crée.



Douze talus surmontent des terrasses, des allées
que nous avons dessinées.
Il y pousse tant d'arbustes à fleurs aux essences précieuses
que les fées et les elfes sont venues l'habiter.


Vers  la route, un portillon bleu s'ouvre sur un sentier,
un cerisier à fleurs, un arbre de Judée, un amélanchier,
parmi des conifères nains colorés
un pin noir d'Autriche au fond de l'allée
grandissent près de la forêt à son orée.



Avant de descendre l'escalier
une glycine japonaise lance ses vrilles bleues 
et cinq rosiers lianes joyeux
partent à l'assaut des arceaux de ferraille
pour couvrir une terrasse devenue piscine
entourée de petits conifères, sapin japonais
avec sur le côté un Malus Everest.


L'allée nous entraîne le long d'un muret
recouvert d'aubrétias, d'ibéris,
de géraniums vivaces et de phloxs odorants.
Des clématites vives et des haies colorées
des troglodytes mignons, cachent les nids discrets
surmontée d'une cascade, la "Fontaine aux fées"
devient miroir où nagent poissons et nénuphar.




Un seringat blanc parfumé 
se marie aux clochettes à la délicate beauté
d'un tendre kolkewitzia, chaque juin.

Deux érables japonais, l'un rouge et l'autre vert
de leurs longs doigts fins
projettent une lueur exotique sur le jardin.

Les rosiers "the fairy" se mêlent allègrement
à ces feux multicolores dans l'ombre dense
d'un tilleul au parfum apaisant.



Dans la cour aux graviers roses
un prunus "accolade" fleurit insolent.
Des mésanges bleues, charbonnières ou huppées
se réfugient dans ses branches pour venir y manger.
Dans son ombre un wiburnum watanabé 
offre à profusion ses fleurs immaculées.

Au contour de la cave, le ceanothe "Gloire de Versailles"
à la floraison bleue d'été accroche des rires d'enfants.
Dans la haie de blanches symphrorines
pour nourrir les bouvreuils
et des noisetiers sauvages pour les écureuils
nous dévoilent la terrasse pour diner.

Un muret de pierres sèches, la limite
recouvert de bergénias et d'hostas,
d'une spirée Van Houttéï "blanche marée"
d'un sido, d'un rhododendron écarlate.





Sur son côté droit, un massif de rosiers anciens
et deux grimpants montent à l'échelle d'une pergola.
A leurs pieds des coquelourdes
retiennent les gouttes
qui abreuvent les coccinelles
ces célèbres bêtes à bon Dieu.



En suivant une allée de pierres
un talus s'épanouit de lavandes, d'un rosa rugosa
de cognassiers et pommiers japonais.
Des pivoines arbustives cotoient
un arbuste aux perles parmes
des roses trémières et des pavots chinois





Au fond du jardin, un chalet
cachent des pivoines sorbet
quand s'élance sur un arceau
un rosier liane violet.




Un muret de pierres sèches dans ce coin
abrite des coeurs de Marie
sceaux de Salomon et d'espiègles lutins.
Des hortensias rares et un buddleia
attire les papillons volages. 
Des hostas aux larges feuilles
régalent d'avides limaces.

Au milieu des salades, roses et oeillets d'Inde
éclatent de couleurs, jaune, orange, rouge
que visite le rouge gorge familier.

Près de la source au chant clair
des astilbes se dressent fièrement
et sur le "Miroir aux fées"
nagent nénuphars et poissons rouges nonchalants.

Un noisetier tortueux à la silhouette gracieuse
se marie au cornouiller alba et au saule crevette.
et des cassis et des groseilliers
offrent leurs grappes acidulées

L'ancien poulailler, cabane à outils
camouffle du hérisson, le nid.
L'aulne refuge des grives musiciennes
laisse pendre ses fruits à l'ancienne,
il cohabite avec les millepertuis.

Plus loin le cerisier se penche sur le pourpre noisetier




De la cuisine, en terrasse, un talus planté de magnolias,
de conifères, de rhododendrons, d'hortensias,
d'un deutzia et d'un exorchoda "arbre de la mariée"
grandissent parmi les fraises des bois.




La maison de la "biche au bois"
aux pierres de grès rose
avec sa cascade et sa "Fontaine aux Fées"
joue à ce point les coquettes, cernée
par tant de merveilles et de beauté
que les fées sont venues la hanter...

Dana Lang, écrit le 28 mai 2008, livret de prose n°5 "dans notre maison rose et bleue"
(Tous Droits Réservés)


COMMENTAIRES :
Isabelle a posté :

  • Magnifique description de ton jardin enchanté, superbement illustrée par de splendides diaporamas fleuris nous faisant découvrir ce que tu as su transformer en un véritable petit coin de paradis où il doit faire merveilleusement bon vivre.
  • Que de multiples parfums et couleurs entourent ta très jolie maison la biche au bois dont tu es la fée à qui appartient toutes ces merveilleuse et magnifiques beautés .


Luce a posté :
je viens de faire une promenade dans ton magnifique jardin ,toutes ces couleurs, j'imagine a l'automne!!!!!!!!!!!bonne soirée et bises a tous les deux!!!!!!!!!Luce

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Présentation

  • : LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, fée des loups, auteure Fantasy, contes, nouvelles, poète insurrectionnelle (trilogie de prose poétique), lauréate de 76 Prix littéraires
  • : BIOGRAPHIE Dana LANG *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les Terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain pendant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite des Jours', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel', 'Jusqu'au bout du Voyage', 'La Vie comme un Défi', 'Fais-moi Mourir !', 'Le Bouffeur de Vie', 'L'Ultime Voyage d'un Combattant de la Vie', 'Vogue là où te mènera ton Rêve', 'L' Envol les Ailes Brisées',... édité en juin 2019 par Horizon Littéraire Contemporain : un recueil de prose poétique et de pamphlets de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', 'Je vous écris, Frères Humains', 'À l'Aube d'un Jour, Humanité' et un livret de nouvelles 'Poindra le Jour', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. *En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées'  édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '.   *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *De septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 76 distinctions Littéraires  Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 16 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... *En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... *En 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres... *Le 9 et 10 septembre 2017, elle reçoit le TROPHEE John Ronald TOLKIEN pour le 2ème volet de sa trilogie fantastique 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' tome 2 'Éloïse et le Commandeur du Temps par le CEPAL à Thionville en Lorraine. Elle reçoit d'autres Prix Littéraires Internationaux et le TROPHEE le LAUZUN de BRONZE remis par Pierre BELLEMARE... *Le 26 décembre 2017, elle perd à Douarnenez son époux bien-aimé à la suite de très grandes souffrances et d'une longue agonie de trois ans. Il sera incinéré à Quimper et ses cendres jetées en mer à 300 mètres de leur habitation. *Année 2018, elle devient membre de Bibliothéca Universalis.           * En février 2018, elle écrit plusieurs contes et nouvelles... qu'elle présente à des concours littéraires... *4 avril 2018, elle reçoit une Mention des Arts et Lettres pour son conte 'L'Œil du Dragon'. *10 août 2018, veuve elle revient s'installer avec sa fille aînée dans les Monts du Haut-Beaujolais où de plus en plus atteinte par sa maladie, elle tente de faire éditer tous ses livres. Quelques uns de ses textes paraissent dans diverses revues et livres. *Le 26 janvier 2019, elle devient membre de l'Académie Littéraire et Historique du Val-de-Saône. *Le 1er juin 2019, elle reçoit trois nouveaux Prix Littéraires Internationaux sur un conte, une nouvelle et une poésie décernés par les Arts et Lettres de France. *Le 29 juin 2019, elle reçoit le TROPHEE d'EXCELLENCE sur son OEUVRE LITTERAIRE et le PRIX d'EXCELLENCE sur son conte MAX, LE PETIT SORCIER en Français et traduit en Roumain par les Editions HORIZON LITTERAIRE CONTEMPORAIN représenté par Noëlle ARNOULT et Daniel DRAGONMIRESCU.
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