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21 septembre 2015 1 21 /09 /septembre /2015 19:42
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Mardi 15 septembre 2015,

Il fait mauvais, grand vent, ciel couvert et grosse pluie suivant les nuages.

Maurice ne pourra pas aller à la pêche. Il bricole au garage, ramasse quelques pommes, s'occupe des animaux puis il relie mon manuscrit que j'envoie pour un nouveau concours.

L'après-midi, je prends une crise d'asthénie... je suis lessivée ; je suis obligée de tout interrompre pour me reposer. Dans ces cas-là je ne peux plus rien faire.

Maurice tente de partir à la pêche, mais il oublie ses papiers et une grosse averse se met à tomber... ce ne sera pas pour aujourd'hui... repos forcé.

Éliane vient nous rendre visite. Nous passons un moment agréable ensemble.

La nuit tombe tôt à présent.

À neuf heures il fait nuit.

Mercredi 16 septembre... anniversaire d'Elsa,

Le ciel couvert de vilains nuages noirs le restera pour la journée apportant des averses éparses. Malgré les orages annoncés sur la Bretagne, ici, nous en sommes épargnés.

La météo prévient d'une alerte orange au vent et aux orages sur la région Rhône-Alpes.

Maurice s'occupe des animaux puis malgré le temps menaçant il n'hésite pas à faire un tour au port mais finalement il revient avant midi avec une orphie.

Nous mangerons ensemble. Ça tombe bien j'ai préparé du calamar.

Le reste de la journée en crise de fatigue tous les deux, nous ne passons l'après-midi à nous reposer.

J'appréhende demain car il va falloir aller jusqu'à Quimper à trente-cinq kilomètres de là pour notre rendez-vous ophtalmologique à quinze heures.

La journée s'achève tranquillement.

Jeudi 17 septembre 2015,

Je me lève à sept heures et nous déjeunons.

Maud arrive pour les soins et Nelly à son tour.

Chaque matin, nous observons nos animaux avec ravissement et surtout nos sommes ébahis de voir les lapereaux de garenne occuper le jardin jusque sous nos yeux.

Maurice a baptisé le plus petit Tipote, cela lui va vraiment bien.

Le temps oscille entre nuages lourds et soleil, parfois une rare averse tombe sous le soleil comme ça d'un coup accompagnée une bonne rafale de vent.

Maurice s'occupe dans le garage.

Roland nous donne encore deux caisses de pommes... vive la compote et les tartes sans sucre !

Mon diabète demeure très instable et trop haut.

Pour le surveiller au mieux, je me pique cinq fois par jour.

Nous nous rendons enfin à notre visite ophtalmologique. Nous avions passé notre dernière consultation en 2012... trois ans de retard alors que je dois y aller tous les ans !

Pris entre nos problèmes gravissimes de santé, notre déménagement et les rendez-vous trop longs des ophtalmologistes... inscrits depuis janvier 2015, nous passons seulement aujourd'hui !

Et c'est la cata ! Le diabète me ronge les yeux ! Ma cataracte a augmenté à toute vitesse et les hémorragies rétiniennes m'obligent a être opérée par le laser d'abord, un œil à la fois, puis a être opérée de la cataracte dans un second temps.

Maurice a lui aussi besoin d'une opération. Nous allons y passer tous les deux ensemble... pas de jaloux !...

Eh bien, nous allons être occupés ! Je rentre un peu dégoûtée de voir l'accélération du mal sur mes yeux ! Je vais devoir ne pas demeurer trop longtemps sur l'ordinateur... j'ai toujours tant à faire !

Ce soir nous retrouvons quatre lapereaux bien installés dans nos salades à couper... ils grignotent bien tranquillement leurs belles feuilles ! Nous avons bien fait de planter des salades !

Vendredi 18 septembre 2015,

Le temps reste chargé ce matin, au réveil.

Maurice avait décidé de partir très tôt (7 heures) à la pêche, mais le temps le fait reculer. Il va chercher le pain et des croissants. Je me réveille, il se tient là, hésitant devant le temps et puis finalement le soleil montre le bout de son nez et il s'en va en oubliant son casse-croûte préparé la veille.

Vers dix heures le soleil l'emporte tout à fait... Maurice rentre tout heureux de la pêche vers seize heures. Il me montre deux mulets dont l'un pèse au moins quatre kilos et un autre plus petit mais de bonne taille... puis dix maquereaux et trois orphies... sa glacière est pleine à ras bord !

Ce soir, il ne cesse de penser à sa pêche de demain et moi, à mon amie Marie-france qui sera à Thionville en Lorraine pour la Cérémonie de Remise des Prix où elle me représentera et prendra mon Trophée Andersen !

Samedi 19 septembre 2015,

Une journée radieuse s'annonce... ciel bleu pur, chaleur et pas de vent !

Après les soins Maurice s'éclipse pour filer au port... trop hâte de prendre du poisson.

De mon côté, je m'occupe de nos pensionnaires... elles bêlent à fendre l'âme dès qu'elles m'aperçoivent et les poules se radinent en volant presque.

Les biquettes se laissent caresser et les câlins d'Aig sont étranges, elle me mordille la main avec délectation... amour chèvre !

Puis lorsque j'ai apporté du fusain en suffisance, je me mets en cuisine. Je prépare des pommes au four à l'orange et des 'œufs Noldi', une recette de mon père.

Je vais peler les pommes au jardin en plein soleil... le temps est trop beau pour ne pas en profiter.

Je surveille mon diabète de près. Il commençait à virer au cauchemar. Je fais le régime sec... à savoir manger de tout sauf du sucré... comme dessert un seul fruit à midi ou deux s'ils sont petits (comme les prunes par exemple) et une compote sans sucre le soir. Je n'ai droit cependant à un dessert sucré que le dimanche. ... ainsi tout se rétablit. Il y a aussi le fait que je ne dois pas oublier mes comprimés et cela s'est produit trois fois cette semaine... je dois me gendarmer sans arrêt !

Cet après-midi, je suis victime une nouvelle fois d'une crise d'asthénie comme presque chaque jour et cela me désespère... je suis obligée de m'allonger et attendre que ça passe...

Ce soir Maurice s'endort dans le relax tant il respire le grand large à plein poumons.

J'en profite pour aller couper le lierre qui s'accroche allègrement au muret du jardin de Roland et Arlette.

La journée se termine sur un soleil éclatant. Il baigne la lande. Je pense à mes amis poètes réunis autour de leur Cour d'Amour cet après-midi et à cette heure, rassemblés autour du repas du soir... demain aura lieu la remise des Prix... quelle merveilleuse manifestation !

Dimanche 20 septembre 2015,

Il fait une journée calme, ensoleillée, chaude et sans vent.

Maurice part dès sept heures à la pêche.

Moi, je m'occupe des animaux. Je donne des grains de maïs aux chèvres. Pendant que j'offre une poignée de ces grains à Aig, Froudenn installée en hauteur derrière moi mange mon chemisier. Ah, les coquines. Puis je coupe un seau de fusain et ensuite je vais prélever un seau de lierre sur le muret du jardin d'à-côté. Je reste au calme l'après-midi.

Maurice arrive à quinze heures. Il a pêché dix maquereaux qu'il a distribué aux copains.

Aujourd'hui a lieu la Remise des Prix du Cepal à Thionville en Moselle. Je pense à tous et notamment à Marie-France qui doit recueillir mon Trophée.

Lundi 21 septembre 2015,

Le ciel recouvert de gros nuages noirs fait penser à l'orage. Il pleut finement puis vers seize heures le soleil fait une apparition entre les nuages.

Nous allons en courses puis Maurice bricole ses gaules. Je range les commissions et prépare vite fait le repas.

Maurice amène le courrier... une lettre pour moi depuis Moulins.

J'ouvre l'enveloppe intitulée Poètes et Artistes du Bourbonnais et je lis le Palmarès des Poésiades de Moulins (Allier-Auvergne) : Je viens d'obtenir trois Prix : 1er Prix du Conte, Prix de la Nouvelle et Prix de Poésie Libre ! La remise des Prix se fera à Moulins le samedi 24 octobre 2015 ! Voilà qui fait un score de 40 prix depuis septembre 2013 (23 en 2015, 16 en 2014 et 1 en 2013) !

Une crise d'asthénie me terrasse comme hier et comme chaque jour. Je m'allonge au salon.

Vers seize heures, je me mets sur l'ordinateur.

Ce soir, Marie-France m'appelle pour me parler de la Cérémonie de Remise des Prix qui s'est passée merveilleusement bien. Elle s'est déroulée dans le Beffroi qui est un lieu absolument beau. Grosse manifestation avec plus de cent personnes, la plupart des poètes et écrivains primés. Elle me raconte le déroulement de la fête et cela me rappelle les excellents souvenirs que nous gardons de cette manifestation. Simone et Martin s'y entendent pour la réussir ! Bon, elle me narre le contenu de mon paquet qu'elle se décide à ouvrir. Alors j'ai reçu une belle coupe pour le Trophée Andersen, un très gros livre des Contes de Grimm, ce qui m'enchante, un Trophée Homère, un autre cadeau et mon diplôme... je nage dans le bonheur ! Je suis vraiment heureuse d'avoir eu l'idée d'appeler Marie-France pour me représenter, elle-même ayant reçu le Trophée Hérédia.

Je suis heureuse car je ainsi je ne perdrai ni mes coupes, ni mes cadeaux ! J'arrive au quarantième Prix où je n'ai pu recevoir que mes diplômes et Médailles.

Enfin c'est déjà une très belle consolation que d'être reconnue comme conteur, auteur, et poète internationale.

La journée s'achève sur ce moment magique...

LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
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14 septembre 2015 1 14 /09 /septembre /2015 19:02
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Samedi 5 septembre 2015

Je prends mal au foie... cela recommence à chaque fois que je suis sous antibiotique... à suivre...

Nous restons au calme. Fatiguée, je dors tout l'après-midi.

Maurice s'occupe avec une pince, il ramasse les pommes chez notre voisin et ami.

La journée se termine dans le calme sous un ciel entre soleil et nuages avec un petit vent frisquet.

Dimanche 6 septembre 2015,

Béatrice prend son service. Elle indique un troc et puce à Douarnénez. Maurice se prépare.

J'ai la nausée, je me sens très mal... je renonce à sortir.

Maurice s'en va seul. Il fait très beau... dommage.

Je retourne au lit. Après réflexion, il part à la pêche sur le port de Douarnénez.

Enfin, je finis par me lever pas trop bien dans mes baskets... je retourne à mes textes.

J'écris...

Maurice pêche vingt-huit maquereaux qu'ils distribuent sur le port à ses nouveaux amis dont un Indien Crow.

Une belle rencontre, tous les deux fraternisent... on se reverra !

Lundi 7 septembre 2015,

Maurice veut aller à la pêche le plus tôt possible, il faut encore acheter deux casse-croûtes. Nous le ferons sur la route. Zut la boulangerie est fermée, c'est lundi . Oublié évidemment, nous devons retourner à la maison.

Nous avons donné congé à Nathalie, l'auxiliaire qui n'est plus là.

Nous rentrons préparer un casse-croûte à la maison... une perte de temps !

Maurice ne se tient plus d'impatience, comme toujours ! Bon, nous reprenons la route.

Arrivés sur le port, il y a déjà de nombreux pêcheurs du côté du grand bassin... c'est incroyable tous ces mordus.

Nous nous installons. J'ai emmené de la lecture et nous profitons d'un temps merveilleusement agréable et ensoleillé... un ciel bleu pur, sans un nuage, une mer calme... idéal !

Maurice pêche huit maquereaux... il se dit que ma présence lui empêche de meilleures pêches... sans doute la présence d'une fée ?... Rires.

Nous rentrons pour souper d'une soupe de poissons aux petits croûtons... un régal !

Et nous nous installons devant le film 'La Fille du Puisatier' de Marcel PAGNOL avec Auteuil réalisé par Auteuil... un pur délice !

Mardi 8 septembre 2015,

Après les soins Maurice en forme depuis trois jours file à la pêche.

Cette fois je reste à la maison, beaucoup de travail d'écriture.

Je vais nourrir les chèvres et les poules. Aig et Froudenn m'appellent à grands cris. Les poules caquettent joyeusement et les lapereaux de garenne gambadent de tous les côtés, libres et heureux.

Il me téléphone, il a pris dix-huit maquereaux et il me dit de prévenir Élyane, nous allons les lui porter !

Le temps est très beau avec quelques nuages.

Mercredi 9 septembre 2015,

Le temps demeure au beau fixe, très agréable pour la pêche. Il part retrouver son copain l'apiculteur.

Il ramène une vingtaine de maquereaux et revient avec des sardines qu'en chemin il a distribué aux amis.

Jeudi au vendredi 11 septembre,

La semaine se termine ainsi sous le soleil et avec une bonne pêche.

De mon côté j'ai envoyé ma participation à deux nouveaux concours Littéraires Internationaux, ce qui m'a donné beaucoup de travail.

Samedi 12 septembre,

Le temps au beau fixe renvoie Maurice à la pêche comme chaque jour de cette semaine.

Il s'emporte un casse-croûte et reste sur place.

Hier, il a bricolé son fauteuil roulant afin de pouvoir tout emporter avec lui : siège de pêche, glacière, gaules. Un véritable char d'assaut !... Mais se traîner sur le quai pour se trouver une place lui devient insupportable de douleur.

Moi, je reste à la maison et comme hier je m'occupe de nourrir les chèvres. Ah, les coquines ! Hier elles ont réussi à attraper le journal par la toute petite porte du poulailler qui en recouvre le fond. Elles l'ont découpé en petits morceaux et sont aller boucher l'entrée des terriers des lapins de garenne en y forçant une branche en plus ! On dira après ça que les bêtes sont bêtes !

Aussi, aujourd'hui, je remets des journaux dans le fond du poulailler. Sans en avoir l'air, elles m'épient du coin de l'œil. Je leur ai apporté une poignée de maïs également pour les poules. Elles m'ont observé à nettoyer leur aire de jeux. Je leur parle toute la matinée. Ainsi j'ai pu m'apercevoir qu'une famille de faisans niche dans la haie près de la cabane. C'est fou !

Maurice avait déjà découvert un matin sept lapins, trois poules et deux chèvres entrer dans la cabane... la ferme s'agrandit.

L'après-midi cependant que j'écris j'entends le jacassement incessant d'une bande de pies qui a investi l'enclos. Elles chassent les cinq pigeons de Roland. Incroyable... à croire que la vie appelle la vie... et la vie sauvage qui plus est !

Lorsque Maurice revient, il aperçoit le journal découpé en petits morceaux répandus dans l'enclos ! Ça alors ! Je suis sidérée ! Ah, les chameaux ! En ronchonnant je vais tout ramasser... je fais une boule de mon journal et je me mets à tapoter le museau d'Aig en la repoussant. Voilà qu'elle se lève sur ses pattes arrières, tête et cornes en avant et se met à jouer avec moi ! J'en reste médusée !...

-Mais il leur faut un ballon... dis-je à Maurice qui rentre avec une glacière de maquereaux, je suis sûre que nous pourrions jouer avec elles !

-Oui, mais attention qu'elles ne te fassent pas tomber !

Dimanche 13 septembre 2015,

Il pleut fort et les bourrasques agitent le drapeau breton.

Hier j'ai ôté le drapeau tibétain que nos petites chèvres malicieuses ont fini par déchirer mais il était usé par les embruns.

J'ai arrangé les drapeaux à prière qui flottent le long de l'enclos que les chèvres tentaient d'attraper sans arrêt. Je les ai fixés plus haut sur la clôture. Bien entendu toutes les deux m'observaient attentivement.

Je suis contente les drapeaux à prières bien rangés et attachés solidement flottent dans le vent comme autant de pensées positives et de vœux pour la paix.

Maurice est privé de pêche ce matin. Évidemment il se met aussitôt en route pour acheter un ballon à nos deux protégées. Il revient avec le pain et un beau ballon de foot... puis il s'en va faire un tour au trocs et puces à Pont-Croix mais de trocs et puces point !... Le gros temps a dû conduire les responsables à annuler.

Bon, tant pis, il se lance dans l'épluchure des pommes pour la compote.

J'ai moi-même épluché celles qui seront cuites au four avec du pommeau, mais hélas sans sucre.

Nous avons des pommes à profusion grâce aux pommiers de Roland et d'Arlette.

Maurice épluche aussi les patates pour une purée.

Après le repas nous restons à cocooner dans nos relax devant la télévision ou Maurice fini par s'endormir.

En fin de journée je prends des nouvelles de ma petite-fille qui vient d'être opérée d'un genou, greffes des ligaments croisés et réparation des ligaments latéraux. Elle ne doit pas mettre le pied au sol, ce n'est certainement pas facile avec le bébé mais elle est bien aidée par son amie et par ma fille.

J'en profite pour prendre des nouvelles de tous mes petits.

Lundi 14 septembre 2015,

Il pleut avec de fortes bourrasques puis le temps s'éclaircit.

Maurice hésite un peu puis il se décide et se prépare. Après les soins, il file immédiatement sur le port. Il espère une bonne pêche.

Restée à la maison, je prends soin des chèvres. Je vais leur donner une poignée de maïs dans un seau... tout ce petit monde se jette sur moi. Nos biquettes bêlent. Elles m'appellent puis me suivent. Pressées de croquer les bons grains, Froudenn accroche ses cornes à l'anse et s'enfuit avec la patte et les deux cornes prises dans le seau ! Elle fait ainsi quatre fois le tour de l'enclos et je ne peux pas la rattraper ! -Tant pis débrouille-toi toute seule, tu vas bien t'en sortir !... lui dis-je.

Effectivement deux minutes plus tard la voici débarrassée du seau. Il gît derrière la cabane et je dois le chercher. Je coupe quelques branches de haie... les biquettes sont heureuses.

Je ramasse comme chaque jour encore deux bons œufs.

Finalement, je m'installe au bureau pour tirer un manuscrit et répondre à mes courriels.

Maurice rentre vers quinze heures pour se reposer. Il a pris une quinzaine de maquereaux mais au port c'est le branle bas de combat... quarante thoniers sont attendus aet les gendarmes veillent à repousser tous les pêcheurs à la ligne afin que tout le monde puisse travailler.

De plus le préfet doit arriver... cela crée un climat effervescent sans précédent !... Directives de l'Europe ? Simplement l'inauguration d'une nouvelle criée !

Maurice a pu pêcher... il est bien le seul !

Les thoniers vont décharger leur cargaison de thons et des camions frigos seront tous prêts à les embarquer !

Maurice repart dès dix-huit heures...

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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 19:41

~~Samedi 5 septembre 2015

Je prends mal au foie... cela recommence à chaque fois que je suis sous antibiotique... à suivre...

Nous restons au calme. Fatiguée, je dors tout l'après-midi.

Maurice s'occupe. Avec une pince, il ramasse les pommes chez notre voisin et ami.

La journée se termine dans le calme sous un ciel entre soleil et nuages avec un petit vent frisquet.

Dimanche 6 septembre 2015,

Béatrice prend son service. Elle indique un troc et puce à Douarnénez. Maurice se prépare.

J'ai la nausée, je me sens très mal... je renonce à sortir.

Maurice s'en va seul. Il fait très beau... dommage.

Je retourne au lit.

Après réflexion, il part à la pêche sur le port de Douarnénez.

Enfin, je finis par me lever pas trop bien dans mes baskets... je retourne à mes textes. J'écris...

Maurice pêche vingt-huit maquereaux qu'ils distribuent sur le port à ses nouveaux amis dont un Indien Crow. Un belle rencontre, tous les deux fraternisent... on se reverra !

Lundi 7 septembre 2015,

Maurice veut aller à la pêche le plus tôt possible, il faut encore acheter deux casse-croûtes. Nous le ferons sur la route. Zut la boulangerie est fermée, c'est lundi . Oublié évidemment, mince nous devons retourner à la maison !

Nous avons donné congé à Nathalie qui n'est plus là.

Nous rentrons préparer un casse-croûte... une perte de temps ! Maurice ne se tient plus d'impatience, comme toujours ! Bon, nous reprenons la route.

Arrivés sur le port, il y a déjà de nombreux pêcheurs du côté du grand bassin... c'est incroyable tous ces mordus.

Nous nous installons. J'ai emmené de la lecture et nous profitons d'un temps merveilleusement agréable et ensoleillé... un ciel bleu pur, sans un nuage par mer calme... idéal !

Maurice pêche huit maquereaux... il se dit que ma présence lui empêche de bonnes pêches... sans doute la présence d'une fée ? Rires.

Nous rentrons pour souper d'une appétissante soupe de poissons aux petits croûtons... un régal !

Et nous nous installons devant le film 'La Fille du Puisatier' avec Daniel Auteuil réalisé par lui-même... un pur délice !

Mardi 8 septembre 2015,

Après les soins Maurice en forme depuis trois jours file à la pêche.

Cette fois je reste à la maison, beaucoup de travail d'écriture.

Je vais nourrir les chèvres et les poules. Aig et Froudenn m'appellent à grands cris. Les poules caquettent joyeusement et les lapereaux de garenne gambadent de tous les côtés, libres et heureux.

Il me téléphone, il a pris dix-huit maquereaux et il me dit de prévenir Éliane, nous allons lui porter !

Le temps est très beau avec quelques nuages.

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 08:53
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Vendredi 4 septembre 2015,

Il fait gris et froid... mais le temps devrait se découvrir et la météo annonce un très beau week-end.

Nelly vient prendre son service et Béatrice remplace Maud auprès de Maurice.

Nous déjeunons et je me régale à suivre les jeux de nos deux biquettes... elles simulent des combats plantées cornes à cornes, elles se dressent l'une devant l'autre. Aig tente de sauter sur Froudenn, elles se caressent avec leurs deux cornes, se ruent l'une contre l'autre, se courent après puis sautent sur la balançoire ensemble toujours cornes contre cornes et puis elles cabriolent et sautent à reculons debout sur leurs deux pattes arrières incroyablement lestes !

Nous parlons de la beauté animale et des chevreuils, des chevrettes et de leurs faons qui vivent dans la lande. Hier, nous suivions un reportage télévisuel qui nous apprenait que les hommes ont éradiqué les cerfs et les biches de Bretagne... cohabitation impossible ! Quelle stupidité !

Les soins terminés mon époux part à la pharmacie prendre nos traitements et va faire quelques courses.

Il revient de la pharmacie ulcéré. Il a piqué une crise contre le pharmacien qui vient de lui fournir des antibiotiques génériques alors que le médecin nous prescrit toujours le médicament original. Bien sûr, il ne garde aucun de ces remèdes dans sa boutique, seulement les génériques !

La dernière fois qu'un pharmacien m'a fait ce coup, j'ai pris une énorme allergie et finalement je ne peux plus absorber cet antibiotique, interdit pour moi désormais alors que j'avais été traitée plusieurs jours avec l'original sans souci !

L'antibiothérapie importante (après bien des tests) reçue en 2013 sur une hospitalisation de trois mois et demi pour ne pas perdre ma jambe m'a fait savoir que j'ai beaucoup de mal à supporter les traitements et qu'en regard de ma maladie neuromusculaire démyélinisante les choses deviennent très compliquées (beaucoup de produits médicamenteux me sont interdits et je ne peux pas être anesthésiée).

Aujourd'hui, nous allons pantoufler à la maison.

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3 septembre 2015 4 03 /09 /septembre /2015 19:48
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANGLA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Mercredi 2 septembre 2015

Il fait très beau mais frais.

Maurice a découvert depuis deux jours l'installation d'une famille de lapin de garenne dans la cabane à chèvres. Il est tout heureux d'apercevoir un couple escorté de ses cinq petits qui courent dans le terrain faisant fi du grillage de l'enclos. Eh bien nos salades risquent fort de ne pas venir à terme, tant pis... c'est trop joli ! Aussi chaque matin, nous découvrons avec ravissement nos tous petits lapins, si petits qu'ils peuvent tenir dans le creux d'une main. Ils cabriolent devant la terrasse avec grâce.

Ce matin Maurice a une tension à 12, 7 ; c'est peu. Il faut se méfier d'éventuels malaises.

Cet après-midi nous irons à la pêche mais il doit faire la sieste avant.

Nous partons à seize heures. Nous prenons le temps de passer acheter notre casse-croûte à la boulangerie et un sac de maïs pour nos animaux.

Sur le port, nous trouvons de très nombreux pêcheurs. La mer est haute et le maquereau est là. Nous cherchons une place mais nous n'en trouvons pas... nous devons attendre une bonne demi-heure le départ d'un chalutier.

Maurice s'installe sur le quai mais nous sommes à l'ombre et il fait frisquet avec le vent marin. Je dois enfiler ma veste en laine doublée de fourrure sur ma doudoune. J'ai vraiment froid... Maurice aussi sans son bonnet de laine... nous restons peu de temps assez pour récupérer un bon paquet de sprat pêcher dans une filoche par un pêcheur.

Il aura maintenant des petits poissons comme appât.

Nous rentrons, nous mangerons notre casse-croûte à la maison.

LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Jeudi 3 septembre 2015,

Il fait très beau mais le temps reste frais.

Au matin, nous nous régalons à observer nos petits lapins qui courent de tous les côtés du pré.

Maurice bricole au jardin. Il donne de la nourriture aux chèvres et aperçoit deux terriers dont le trou ressort devant la cabane. Il comprend à présent dont proviennent tous ces lapereaux.

Il nettoie aussi le poulailler. Les poules grises sont énormes et la noire possède un caractère affirmé.

Nous relevons chaque jour deux œufs à présent. La deuxième poule grise paraît encore trop jeune, sa crête n'est pas assez formée et colorée.

Nos biquettes nous amusent toujours autant avec leurs folles cabrioles sur leur terrain de jeux. Elles se balancent à deux maintenant... Froudenn a fini par comprendre le maniement de la balançoire. Aig, elle a piger tout de suite !

Nous irons à la pêche cet après-midi car le week-end il est impossible de pêcher avec l'amarrage des chalutiers le long des quais.

Nelly arrive ce matin, puis Maud à son tour. Elle soigne Maurice et lui rase la tête, voilà qui l'aide bien lui qui peine tant avec ses tremblements excessifs.

Nous partons pour le port de Douarnenez sous le soleil... nous sommes bien, il ne fait ni trop chaud, ni trop froid.

Maurice pêche quelques maquereaux. Je vais à la poissonnerie du port lui acheter quelques petites sardines pour ses futures pêches et j'en profite pour prendre des langoustines.

Nous rentrons pour dîner des restes de midi et d'un morceau de tarte aux pommes confectionnée par Nelly.

Au soir, le médecin me téléphone... j'ai repris une infection... je dois aller à la pharmacie demain me munir d'un antibiotique qu'il prescrit aussitôt au pharmacien et je dois le prendre immédiatement sinon cela finira à l'hôpital !

Quant à Maurice, le médecin nous enverra une ordonnance appropriée à son problème.

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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 16:39
LA FUITE DES JOURS... MEMOR STOURM PLOUGON / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... MEMOR STOURM PLOUGON / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... MEMOR STOURM PLOUGON / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... MEMOR STOURM PLOUGON / Dana LANG

~~Dimanche 30 août 2015,

Nous nous préparons pour le rendez-vous donné par Memor Stourm, association pour cultiver la mémoire de la lutte des Plogoffistes de 1974 à 1981 contre l'installation d'une centrale nucléaire à Feunteun Aod, lieu sacré.

Après tout, nous déjeunerons au café, il y a bien longtemps qu'ils ne nous ont pas vus. Lorsque nous arrivons devant la route principale, elle se trouve barrée. Zut alors, que se passe-t-il ? Il doit y avoir quelque chose de bien sérieux pour ne pas pouvoir passer au cœur du village.

Nous faisons un grand détour par Cléden-Cap-Sizun, nous arrivons pour nous garer sur la place et prenons nos deux fauteuils roulants. Nous nous dirigeons vers le café, il est fermé, zut !

Puis nous apercevons le gyrophare de plusieurs voitures de pompiers et de nombreux gros tuyaux sur la chaussée... c'est un incendie !

Ça alors, nous restons interdits et timidement nous poussons nos fauteuils... les pompiers stationnent devant la fleuriste et la boulangerie, justement nous voulions des croissants... mais des croissants point ! Le boulanger n'a pu faire au fournil que quelques baguettes et un casse-croûte pour les pompiers qui ont luttés plus de quatre contre le feu. L'incendie a emporté tout l'étage de la fleuriste et une partie de la boulangerie a souffert. Il y a de l'eau plein le magasin. Quant à la fleuriste, tout est détruit ! Quel drame pour cette jeune personne.

Nous restons quelques minutes a observer le toit en cendres qui fume encore. Puis nous retournons au café qui vient d'ouvrir sa boutique. Un client gare sa voiture sur le trottoir et nous sommes obligés de le déloger car nous ne pouvons pas atteindre le magasin.

Nous prenons nos cafés sans croissants pour une fois que l'on en avait envie... ce n'est pas grave !

Nous retournons sur la place lieu du rendez-vous de nos amis.

Deux gendarmes ont été appelés sur les lieux un peu tard. Nous discutons avec eux.

Ils nous demandent :

-Vous faites partie de la manifestation des Ziadistes ?

-Des Dijhadistes ? Je suis interloquée, Maurice aussi !

-Comment ? Mais il n'y a pas de djihadiste chez nous ! Et j'ai envie d'ajouter il n'y a pas de barbus... je me retiens.

Non, il n'y a que des gens comme nous ! C'est une manifestation, une marche pacifique en mémoire de la luttre des Plogoffistes contre la centrale nucléaire.

Ils ont l'air de nous croire, mais nous disent qu'ils ont reçus des informations et que la manif est à dix heures. Moi, j'avais neuf heures sur mon agenda. Bref, ils veulent tout savoir, le nom des dirigeants, etc... Je suis outrée mais nous n'en dirons pas plus.

Lorsque les dirigeants arrivent nous leur faisons part de ces réflexions et ils nous disent que nous n'avons pas dû bien comprendre... il s'agit des ziadistes !

Qu'est ce que c'est qu'un ZIADISTE. Tout simplement les gars qui se battent contre l'aéroport de Notre-Dame-des Landes !

Je considère que cela est un véritable scandale que de jeter ainsi la confusion des genres dans les esprits ! Et puis que le gouvernement en place puisse ne pas se ranger du côté de la lutte positive de la société civile qui lutte du bon côté pour changer le monde me sidère... non, ils sont du côté de la finance qui mène le monde à sa perte ! Je suis écœurée.

Nous voici réunis sur la place. Les dirigeants nous annoncent le déroulement de la journée et nous remettent un recueil de chansons à reprendre ensemble.

Nous commençons par ' La Carmagnole de Plogoff' et d'autres airs tout aussi inspirés.

La marche s'ébranle... nous partons dans notre véhicule. Je vais préparer le casse-croûte pour midi où nous allons les rejoindre dans un pré devant le port de Feunteun Aod à trois cent mètres de chez nous.

À midi nous arrivons dans le pré, installons notre table pour dédicacer mon conte 'La Fontaine de la Mer-Feunteun Aod'.

Les marcheurs-manifestants arrivent et s'installent pour un pique-nique dans l'herbe.

Les dirigeants reprennent la parole, l'un d'entre-eux nous informe de l'erreur monumentale de l'installation d'une Centrale à gaz à Landivisiau ! Une nouvelle connerie qui va coûter cher pour un rendement nul !

Décidément tous les ministres au pouvoir auront œuvré à satisfaire le plus possible les grands lobbies sur le dos du plus grand nombre de Français.

C'est navrant et insupportable !

Puis le cortège s'ébranle pour aller chanter plus loin vers la bergerie.

Nous laissons là nos amis et rentrons chez nous par la route.

Puis Maurice prend envie d'aller voir les brocantes de Pont L'Abbé et de Penmarc'h. Cela nous promènera.

Au retour, nous tombons sur deux jeunes amis de la Loire venus chez nous en auto stop.

Nous sommes très heureux de les prendre à bord et de les accueillir pour trois ou quatre jours.

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 23:10
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~ Vendredi 28 août 2015,

Il fait très beau. Des moutons se promènent dans le ciel bleu limpide. L'air est doux et léger, malgré les dix degrés au matin.

Maurice va nettement mieux sans Lazilix. Sylvie prend son service bientôt suivie par Béatrice, l'infirmière.

Lorsque nous sommes prêts, nous partons faire quelques courses en grande surface puis nous allons à la ferme aux cochons bio. Nous faisons quelques achats de saucisses, lard, sauté de porc oublié la dernière fois mais je fais l'impasse sur les grillades... ce sera pour plus tard. Ici, les porcs sont élevés dans les prés et fort bien soignés. C'est là que nous sommes venus prendre un petit déj. au printemps, et où nous nous sommes retrouvés entourés de gorets ! Anecdote comique.

Nous rentrons ranger nos courses. Maurice veut aller à la pêche ce soir soit, mais nous devons faire la sieste. Je consens à lui faire plaisir mais je en suis pas tranquille.

Nous traînons un peu avant d'aller faire une sieste dans le lit à quinze heures trente. Nous nous levons deux heures plus tard.

Nous partons via le port de Douarnénez et au moment de démarrer Maurice se plaint du bas ventre.

Il fait beau, une douce chaleur et une mer très calme nous accueillent. Une personne au large du port se baigne. D'autres accompagnées d'enfants canotent où font du paddle, aucun n'a de bouée de sauvetage.

Les goélands crient méchamment en tourbillonnant dans les airs à la vue des bancs de poissons dans le port.

Tout le long des quais, les pêcheurs à la ligne de tous les âges, des plus jeunes aux plus vieux se tiennent tous séparés par un mètre des uns des autres. Les gaules se touchent presque et souvent les cannes s'emmêlent.

L'océan bouillonne de poissons... ils chassent. Des maquereaux fort occupés à poursuivre les sprats sautent sur la rampe du quai. Alors la folie s'emparent des pêcheurs... c'est à celui qui prendra le premier maquereau. Chacun à sa mitraillette espère ramener quatre à cinq de ces poissons frétillants et bleutés... quelques uns se font prendre. Les chinchards, eux abondent sur les lignes. Deux petits calamars sautent sur le quai. Maurice avec ses turluttes espère bien en ramener ce soir. Pour l'instant, il ne pêche que des petites dorades succulentes.

Nous mangeons un casse-croûte acheté à la baraque à frites... ils sont excellents. La soirée se passe ainsi.

Maurice est emmêlé trois fois par les lignes des voisins ce qui a pour effet de le faire râler. Il remonte ses gaules plusieurs fois... il tremble comme une feuille de tous ses membres.

Vers dix heures il prend une crise de mal au ventre aiguë. Sur le moment, je pense à sa prostate.

Il a si mal qu' il abandonne sa partie de pêche et rentre en se tordant de douleur avec une envie de vomir. Mince, que se passe-t-il encore ?

Il a tellement mal qu'il ne sait pas s'il va parvenir à rentrer... évidemment il fallait que ça arrive !

Tordu de douleur, grimaçant il range son siège de pêche, mon fauteuil roulant et je rentre la glacière de dorades.

Nous partons pressés d'être à la maison. La pleine lune éclaire le paysage dans un ciel sans nuages. Il n'y a personne. Tout le long de la route, il crie de douleur à chaque trou, chaque butée, chaque dos d'âne ou gendarme couché. Ils sont si mal faits et si agressifs que moi-même je crie toujours de douleur depuis treize ans malgré nos sièges adaptés.

Son mal au ventre accompagné d'envie de vomir me fait penser : Est-ce la préparation d'un arrêt cardiaque, est-ce ses problèmes prostatiques ou de constipation chronique due à la morphine ?

Nous arrivons. Pour aller plus vite je lui remets la lampe de poche, les clefs de la maison. Moi, je prends le portable, la sacoche, la glacière, mes béquilles et les clefs du véhicule.

Je dépose la glacière sur la rampe et je vais fermer le portail. Dans la maison, il se dépêche pour se mettre à l'aise le plus tôt possible.

Il m'appelle : -Dépêche-toi, vite viens m'aider !

Impossible pour moi d'avancer vite et les crises d'urgence me tétanisent.

Au moment de lui quitter son maillot, il vomit. Je lui passe un gant d'eau de Cologne dans le dos avant de lui glisser sa chemise.

Il se plaint de ne pas arriver à uriner depuis ce soir ! Cette situation est totalement insensée.

Une fois mis en pyjama, il rejoint son fauteuil au salon. Il me réclame une bassine et un mouchoir.

Au bout d'un moment, il s'endort, finit par s'apaiser... et je tape sur l'ordinateur... vais-je rester là à le veiller... je pense qu'il le faudra, la nuit risque fort d'être tourmentée et quand je pense qu'il faudra faire sans médecin pour le week-end... et pas question d'appeler les secours, Maurice ne veut plus aller à l'hôpital, il ne veut plus d'acharnement thérapeutique, cela suffit !

N'empêche que nous allons devoir attendre le médecin jusqu'à lundi sans trop savoir quoi faire pour le calmer en cas de crises aiguës... enfin, nous avons l'infirmière demain matin...

LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Samedi 29 août 2015,

Maurice apaisé s'est endormi pour une bonne partie de la nuit. Vers minuit et demi, je suis allée finalement me coucher en laissant la porte ouverte et la veilleuse allumée... ainsi je pouvais l'entendre en cas de problème.

Sur le matin, il persiste une douleur calmée. Il semble que la crise d'hier soit due à des douleurs prostatiques.

Il va mieux et déjà il veut repartir à la pêche cet après-midi... bon, nous verrons.

Le temps est doux et le ciel couvert de nuages pour la journée.

Vers onze heures nous arrivons sur le port de Douarnenez... la mer est très basse. Ce sont les grandes marées. Il n'y a personne sur les quais.

Une fois installés, je vais chercher un casse-croûte comme hier à la baraque à frites. Je sympathise avec le commerçant.

Maurice attrape des petites dorades comme hier soir, un joli maquereau et deux merlans... mais il prend une crise de fatigue et nous rentrons aussitôt à seize heures.

À la maison, je range tout, lui s'écroule dans son relax et s'endort.

Il fait très beau soudain à dix-huit heures. Le soleil apparaît sur un ciel bleu totalement libéré de ses nuages gris.

Demain, nous irons au rendez-vous de Memor Stourm à neuf heures à Plogoff rejoindre les amis pour cette belle manifestation 'la randonnée du souvenir'. Nous ne pourrons pas les suivre sur les chemins côtiers mais nous les retrouverons au pique-nique comme l'an dernier. Je leur proposerai mon conte sur Feunteun Aod, cela devrait les intéresser.

Un vent léger souffle du nordet, il fera beau demain.

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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 12:10
LA FUITE DES JOURS... MAURICE REPLONGE ! / Dana LANG

Mercredi 26 août 2015,

Maurice replonge grave. Il va très mal. Le Lazilix prescrit par le médecin l'anéantit. Il urine sans arrêt et si affaibli il ne peut même pas aller aux toilettes. Il reprend son urinal et reste allongé devant la télévision. Le Lazilix l'épuise, fatigue son cœur inutilement, il souffle au moindre geste.

Pour juguler les œdèmes fabriqués par l'insuffisance cardiaque, le Lazilix produit plus d'eau dans le corps. Ce remède à grosses doses lave le corps au point que le potassium disparaît et sans potassium c'est l'arrêt cardiaque. Plus on prescrit du Lazilix à Maurice plus son cœur fabrique de l'eau et le cercle vicieux s'enchaîne jusqu'à noyer le patient avec de l'eau dans les poumons et s'ensuit l'oxygène... et la sonde urinaire à demeure.

Maurice est un patient d'une complexité rare. De même sa tension en yoyo à cause du syndrome Parkinsonien doit être maîtrisée mais si elle baisse trop son cerveau n'est pas suffisamment irrigué... et il peut recommencer le cycle infernal des chutes à répétitions... bref, il faut avancer sur des œufs et à pas de velours.

Ce matin, il va très plus que mal et reste couché.

Le temps très mauvais s'éclaircit vers quatorze heures. Le ciel redevient bleu.

Les chèvres m'appellent désespérées afin de recevoir quelques gourmandises. Je distribue le maïs pour toutes. Les poules me courent après en gloussant de plaisir. Je coupe quelques rameaux tout frais de la haie et les chèvres bêlent de bonheur. Je récupère un œuf qui vient s'ajouter aux six autres... je suis ravie.

Lorsque l'effet du Lazilix s'estompe enfin, Maurice reprend vie. Il va un peu mieux.

La journée s'achève et le mauvais temps revient pour la nuit.

Jeudi 27 août 2015,

Le jour se lève sur la grisaille, le crachin. Les biquettes ne sortent pas, elles détestent la pluie.

Maurice arrête le Lazilix. Il ne veut pas revivre l'anéantissement d'hier.

Nous recherchons un ami et son épouse originaires du Nord depuis que nous sommes installés en Bretagne et que nous n'avons pas revus depuis dix ans... mais, nous n'arrivons pas à prendre le taureau par les cornes.

Finalement hier, je recherche dans mes anciens nementos et je retrouve ancienne adresse et téléphones.

Ce matin, nous nous décidons à les rechercher. Souvent, je disais à Maurice que puisque ils étaient installés maintenant à Tréboul, ils allaient voir notre véhicule avec toute la publicité dessus.

Nous parvenons à les joindre tout simplement par le numéro que je conservais depuis quinze ans... une chance et quel bonheur soudain... notre vie s'illumine. Maurice est heureux comme un fou.

Nous échangeons des nouvelles très rapidement, effectivement, Francis avait vu notre voiture et parti en courses, il avait oublié de noter notre téléphone.

Pour l'instant, ils retournent dans le nord pour diverses démarches, mais dès leur retour nous nous retrouvons. Quelle joie ! Nous avons hâte soudain... et Maurice reboosté par cette nouvelle reprend courage.

Enfin, il doit se ménager et le stress heureux peut avoir le même effet qu'une mauvaise nouvelle... bref, nous devrons attendre dix jours avant de les revoir enfin... Maurice accroche-toi à la barre !

Le temps mauvais nous incite à rester tranquilles et je tape sur mon ordinateur avec joie. Je prépare un nouveau concours avec 13 sections... et je m'efforce de participer à toutes... du travail sur la planche. Mon ordinateur reste mon seul antidouleur.

~~ Comme ces deux derniers jours le temps se remet au beau dans l'après-midi. Nous soupons. Puis nous regardons les incorruptibles, excellent film.

Au moment de se coucher, Maurice ne peut pas rester sous son respirateur... il étouffe. Il recommence ainsi depuis une semaine comme au mois de novembre où il avait fallu le remettre sous oxygène.

La solution est là, car se priver de son respirateur c'est voir apparaître les extrasystols et les œdèmes. Plutôt que de soigner les effets il faut soigner les causes. Son insuffisance respiratoire va de pair avec son insuffisance cardiaque.

Nous avons hâte de retrouver notre médecin traitant la semaine prochaine.

A minuit et demi, il ne dort toujours pas et moi non plus. Le dragon passe juste au-dessus de la chambre, qui emporte-t-il si vite en urgence à l'hôpital de Brest ?

Je prends deux doliprane pour parvenir à m'endormir et je reviens sur l'ordinateur. Peut-être finirai-je par passer la nuit à côté de Maurice dans mon fauteuil....

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 14:55
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Mardi 25 août 2015,

Maurice quitte le lit à trois heures du mat. Il étouffe et il ressent le besoin de dormir assis. Il termine sa nuit au salon.

Je me lève sur l'arrivée de Véronique et de Béatrice.

Maurice va vraiment mal. J'appelle le médecin et je décommande notre séance d'orthopsie.

Il fait un temps absolument pourri... ciel bas, drisaille, brouillard et crachin... tout le monde se tient à l'intérieur y compris les animaux.

La remplaçante de notre médecin arrive alors que nous finissons notre repas. Elle constate un problème cardiaque... les extrasystols et les œdèmes aux jambes refont leurs apparitions. Tout cela n'est pas nouveau. Elle prescrit trois jours de lazilix et recommande à Maurice de rester tranquille.

Je téléphone au pharmacien afin qu'il vienne chercher la prescription et nous apporte les médicaments. Il vient.

Les maux de tête de Maurice ont également repris depuis ces cinq derniers jours... rien ne va plus à nouveau.

Pour revoir tout cela nous attendrons le retour de notre médecin.

En attendant, il reste allongé dans son relax... belote... rebelote... et rebelote.

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 12:40
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG

~~Samedi 15 et dimanche 16 août 2015... week-end de dédicaces.

Je dédicace mes livres 'aux Gourmandises de la Pointe-du Raz' chez Delphine et Alain. Je fais de belles rencontres et je retrouve quelques fans.

Il fait très beau samedi et dimanche et le temps maussade se rétablit en fin de journée.

Lundi 17 août 2015,

Il fait un ciel d'été, le temps est à la baignade.

Hier les enfants ont visité l'aquarium d'Audierne. Puis ils sont partis en balade en vélos et Nathalie a fait une chute. Elle est tombée dans un trou de deux mètres. Évidemment elle en sort traumatisée et les vacances sont gâchées d'autant qu'elle ne parvient pas à dormir et se plaint du dos.

Mardi 18 août 2015,

Finalement ma fille décide de rentrer à dix-huit heures avec ses filles et le bébé. Naïli partira demain matin.

Mercredi 19 août 2015,

Naïli et Maryne nous quittent ce matin. Cela fait un grand vide et d'un coup je n'ai pas le moral.

Jeudi 20 août 2015,

Nous partons faire quelques courses et en route nous décidons d'aller chercher une autre poule. Nos coucous de Rennes ne pondent toujours pas et j'ai l'impression que sur nos deux poules, l'un d'entre elles est un coq ! ! ! Donc, nous achetons une belle cocotte noire à la crête bien rouge dont la marchande nous assure qu'elle pond déjà... nous verrons !

J'ai peur que la poule noire ne soit rejetée par notre petite colonie... eh bien non ! Elle s'impose derechef en instaurant un rapport de force ou les 'Coucous de Rennes' et les biquettes doivent la respecter d'emblée ! Voilà qui est bien... elle a du caractère et pourtant c'est elle la plus petite !

Vendredi 21 août,

Maurice passent ces deux dernières nuits mal en point. Il s'étouffe dans son sommeil et s'installe sur le relax au salon.

Le brouillard s'estompe très vite puis un énorme soleil apparaît. Il fait très chaud.

Nous partons pour faire le plein de fruits et légumes.

La journée se passe au calme.

Samedi 22 août 2015,

Le ciel est très bleu. Il fait chaud.

Maurice va un peu mieux.

Il passe la débroussailleuse autour des hortensias.

Je découvre le premier œuf dans le pondoir ! Notre poule noire a tenu toutes ses promesses !

Je me prépare pour me rendre 'Aux Gourmandises de la Pointe-du-Raz ' chez nos amis Delphine et Alain afin de passer un après-midi de dédicaces.

Je bataille pour me préparer mais je finis par y parvenir non sans un certain retard.

Pendant ce temps, Maurice fait un saut à la brocante de Beuzec-Cap-Sizun. Il revient enchanté... il a dégoté un bel assortiment de leurres, d'hameçons et de bobines de fils pour la pêche et quelques bricoles de décoration. Dans le garage, il s'affaire à monter ses gaules.

Je file sur mon fauteuil roulant en direction de la Pointe... j'admire les maisons de pierres bretonnes, ces petits hameaux repliés sur eux-mêmes et la vue grandiose sur l'océan tout proche.

Je passe un après-midi agréable à causer avec mes ami(e)s et à rencontrer les estivants.

Pendant ce temps Maurice reçoit la visite d'un ami de très longue date, de son épouse et de sa petite-fille qu'il n'a pas revus depuis quarante ans ! Ils restent à discuter un long moment... plaisir des retrouvailles.

Le temps se gâte, de lourds nuages noirs apparaissent à l'horizon... je vais prendre la douche !

Lorsque je quitte mes amis la pluie a cessé... une bonne averse vient d'arroser la Pointe.

Les amis de Maurice le quittent et lui vient me chercher mais j'arrive déjà.

Je croise ses amis en route. Dommage nous ne nous serons pas vus... partie remise Hervé !

Le temps chavire du mauvais côté... et la météo n'est pas optimiste !

Quel été en Bretagne quand il fait trop chaud partout ailleurs... l'été le plus chaud du monde ont annoncé les météorologues, bien instable ici...

Dimanche 23 août 2015,

Je dois me rendre cet après-midi de nouveau en dédicaces.

Maurice me laisse dormir jusqu'à neuf heures trente. Nous déjeunons. Lui a passé la nuit au salon dans son relax, il étouffait son son respirateur dans le lit... si cela continue, il risque de repasser à l'oxygène !

Finalement Maurice me kidnappe et m'entraîne dans les trocs et puces celui de Pont-Croix d'abord – mais c'est principalement des brocanteurs qui vendent tout hors de prix - et quelques vendeurs particuliers... nous dégotons quand même une décoration en forme de phare du plus bel effet pour y glisser des DVD.

J'ai trouvé un album (comme si je n'avais pas assez de livres de toutes sortes à la maison) et une petite déco pour la rocaille.

Nous passons faire un tour sur le port de Douarnénez où nous nous offrons un bon casse-croûte... la pêche sur la fin de la marée ne donne pas grand chose. des nuages animent le ciel sur un temps chaud et très agréable... nous nous sentons bien et nous sommes seuls sur le quai.

Nous repartons pour faire un tour à la brocante de Douarn et puis nous allons à Pouldreuzic pour les cent ans du pâté Hénaff... il y a un monde fou ! Difficile de circuler... de se garer. Finalement une place nous invite juste devant l'entrée de la boutique. Une foule se bouscule à l'intérieur, il fait au moins trente-sept degrés !

Nous faisons un tour plus que rapide, achetons quelques pâtés puis nous sortons, moi la première car nous sommes vraiment encombrants avec nos deux fauteuils. Nous aurons tout le loisir de revenir lorsque nous irons faire de plein de cidre chez 'Kerné'. Nul doute que nous avons raté la petite fête avec le Bagad, mais avec une telle foule, il valait mieux pour nous de rester là où nous étions, tranquillement installés devant le bel océan.

Nous rentrons à dix-huit heures, Maurice est fatigué. Le temps est à l'orage. Je vais porter les orphies pêchés à Élyane et nous sommes toutes heureuses de nous retrouver.

Il pleut à verse... je retourne à la maison.

Lundi 24 août 2015,

Maurice passe une nouvelle nuit au salon... il va de plus en plus mal. Après les soins, il sort pour décrocher les tentures de la tonnelle. Le vent souffle si fort qu'il se bat avec les rideaux. Ils s'envolent tels des parapluies et son cœur saute au plafond. Il appelle à l'aide et Véronique va lui donner un coup de main plus que nécessaire. Il est dans tous ses états... il rentre épuisé et mal en point, il passe le reste de son temps dans le relax !

Je finis de me débattre avec les dernières lessives. Puis je prépare le repas : endives au jambon et spaghettis.

Un estivant sonne à la porte avec ses deux enfants... ils viennent consulter mes livres et me promettent de repasser pour les acheter...

Nous passons à table et enfin vers quatorze heures je retrouve mon ordinateur.

La tempête souffle toujours et de grosses averses tombent depuis hier soir. Le temps finit par s'apaiser et le soleil revient.

Au poulailler, je surprends la Coucou de Rennes dans le pondoir. J'attends qu'elle sorte pour y retourner et je découvre deux œufs... celui de la poule noire et celle de la grise enfin décidée. Quant à l'autre nous attendons qu'elle vieillisse encore un peu...

LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
LA FUITE DES JOURS... / Dana LANG
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Présentation

  • : LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, fée des loups, auteure Fantasy, contes, nouvelles, poète insurrectionnelle (trilogie de prose poétique), lauréate de 76 Prix littéraires
  • : BIOGRAPHIE Dana LANG *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les Terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain pendant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite des Jours', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel', 'Jusqu'au bout du Voyage', 'La Vie comme un Défi', 'Fais-moi Mourir !', 'Le Bouffeur de Vie', 'L'Ultime Voyage d'un Combattant de la Vie', 'Vogue là où te mènera ton Rêve', 'L' Envol les Ailes Brisées',... édité en juin 2019 par Horizon Littéraire Contemporain : un recueil de prose poétique et de pamphlets de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', 'Je vous écris, Frères Humains', 'À l'Aube d'un Jour, Humanité' et un livret de nouvelles 'Poindra le Jour', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. *En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées'  édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '.   *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *De septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 76 distinctions Littéraires  Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 16 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... *En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... *En 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres... *Le 9 et 10 septembre 2017, elle reçoit le TROPHEE John Ronald TOLKIEN pour le 2ème volet de sa trilogie fantastique 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' tome 2 'Éloïse et le Commandeur du Temps par le CEPAL à Thionville en Lorraine. Elle reçoit d'autres Prix Littéraires Internationaux et le TROPHEE le LAUZUN de BRONZE remis par Pierre BELLEMARE... *Le 26 décembre 2017, elle perd à Douarnenez son époux bien-aimé à la suite de très grandes souffrances et d'une longue agonie de trois ans. Il sera incinéré à Quimper et ses cendres jetées en mer à 300 mètres de leur habitation. *Année 2018, elle devient membre de Bibliothéca Universalis.           * En février 2018, elle écrit plusieurs contes et nouvelles... qu'elle présente à des concours littéraires... *4 avril 2018, elle reçoit une Mention des Arts et Lettres pour son conte 'L'Œil du Dragon'. *10 août 2018, veuve elle revient s'installer avec sa fille aînée dans les Monts du Haut-Beaujolais où de plus en plus atteinte par sa maladie, elle tente de faire éditer tous ses livres. Quelques uns de ses textes paraissent dans diverses revues et livres. *Le 26 janvier 2019, elle devient membre de l'Académie Littéraire et Historique du Val-de-Saône. *Le 1er juin 2019, elle reçoit trois nouveaux Prix Littéraires Internationaux sur un conte, une nouvelle et une poésie décernés par les Arts et Lettres de France. *Le 29 juin 2019, elle reçoit le TROPHEE d'EXCELLENCE sur son OEUVRE LITTERAIRE et le PRIX d'EXCELLENCE sur son conte MAX, LE PETIT SORCIER en Français et traduit en Roumain par les Editions HORIZON LITTERAIRE CONTEMPORAIN représenté par Noëlle ARNOULT et Daniel DRAGONMIRESCU.
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