Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 20:40
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Samedi 7 janvier 2017... un après-midi d'écriture...

 

La journée se passe identique aux autres sauf qu'il dort fort et longtemps l'après-midi et je travaille mes textes sur l'ordinateur... j'ai un travail énorme, je ne sais pas comment je vais m'en sortir au moment où je suis écrasée par notre situation.

La nuit reste identique aux autres.

 

Dimanche 8 janvier... anniversaire de mon fils (46 ans) !

Jean-François arrive et nous trouve en plein charivari. Il pratique les soins de Maurice, sa perfusion dans le PICC line comme tous les matins et tous les soirs et aussi son inhalation avec le masque et la machine électrique (très pratique), il passe aux soins du corps ; ensuite c'est mon tour.

Lorsque Jean-François nous quitte Maurice réclame pour éplucher les patates et l'ail. En effet, je veux faire un gratin dauphinois, il en raffole. Pendant ce temps, je fais la vaisselle d'hier soir et je prépare deux cuisses de poulet à la crème et aux trompettes de mort (cueillies et séchées dans le Larzac par ma fille aînée), un délice.

Nous déjeunons quand tout est prêt et Maurice s'endort victime de fatigue incommensurable. Il a toujours de la fièvre.

Je vais nourrir et abreuver nos petites protégées... la bonne nouvelle, certaines poules se remettent à pondre mais il y a encore trois jeunes qui ne sont pas prêtes. Les biquettes, les oies et la tribu des poules me font des fêtes comme chaque jour. Je suis toujours heureuse de les voir qui accourent à ma rencontre par des cris de joie.

Ensuite, épuisée, je file au lit pour une heure trente. Maurice crie si fort qu'il me réveille, il reprend mal dans ses jambes. C'est une véritable horreur de constater que ses œdèmes remplissent son ventre comme une barrique, son dos, ses jambes et ses pieds qui rougissent. Une plaie s'est ouverte sur la cheville gauche... voilà que ça recommence. J'en ai marre de penser que nous venons de vivre un an de cauchemar, d'un supplice invraisemblable à cause d'un remède, un diurétique ! Le gastro-entérologue était dans la vérité lorsqu'il nous a dit que de donner un diurétique à un insuffisant cardiaque faisait que son cœur malade fabriquait trois fois plus d'eau... la preuve est là !

C'est attristant de le constater une nouvelle fois à nos dépens, éternelles victimes de la médecine mal appliquée !

Je téléphone à mon fils pour lui souhaiter un très bon anniversaire et je lui explique dans quelle impasse nous nous débattons. Cet après-midi j'ai fait une flogniarde auvergnate (gâteau aux poires) que Maurice adore... il y en aura pour la semaine.

Maurice est de nouveau énervé ce soir... cela présage d'une nuit pas triste.

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 17:03
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Vendredi 6 janvier 2017... des nuits et des jours plus que difficiles !

 

La nuit s'est trouvée comme chaque nuit très perturbée par ses crises de douleur et ses cris épouvantables. Je me suis levée comme chaque nuit, autant de fois. Il a dû prendre 40 mg de morphine et un doliprane pour parvenir à se calmer... je me suis levée à quatre reprises pour l'aider.

Au matin, Nelly est là et je me dépêche car je dois partir faire des petites courses obligatoires. Du coup, comme toujours j'abandonne mes soins. Nelly intervient plusieurs fois pour aider Maurice cependant que je me prépare.

Nous filons vite. Jean-François, depuis la visite du médecin, pratique des inhalations à Maurice qui ont le méritent de soulager sa mauvaise respiration très saccadée qui ne supporte pas son respirateur. Sa température affiche toujours plus de 39°... il va très mal.

La kiné passe dans l'après midi, mais il est amorphe, aussi pratique-t-elle des drainages à défaut de ne pas pouvoir le faire bouger... elle reviendra lundi.

Alexandra devait passer le 2 ou le 3 janvier, mais je pense qu'elle doit être grippée, je n'ai pas eu de ses nouvelles, sauf si le téléphone continue à ne pas me passer mes interlocuteurs. Il faut que je pense à l'appeler.

La soirée s'achève lentement, Maurice ne cesse de dormir depuis onze heures, et il finit par se réveiller pour le dîner... et ne se rendort plus.

Je dois lui donner tous ses remèdes à vingt heures, le changer à vingt et une heures trente... puis une nouvelle fois à minuit... je file me coucher mais il me sonne à une heure vingt.

Àtrois heures vingt, ses cris de douleurs insupportables me réveillent :

–Non, j'ai trop mal... trop mal ! Je n'en peux plus, je n'en peux plus ! J'ai mal, j'ai mal, j'ai trop, trop, trop mal !

Il ne cesse de hurler. Je vais lui donner la morphine qu'il n'a pas prise de la nuit, son doliprane, je le change, le masse, lui arrange son lit, ses draps, ses alèses, ses couvertures. Je retourne au lit mais ses cris redoublent... je repense à la glace que je n'ai pas mise... je me relève et lui pose sur la jambe. Je vais dans le lit... il continue à crier de plus belle... je lui donne à boire. Je file au lit... il crie toujours... je dois lui passer de l'huile d'olive sur ses irritations... et c'est ainsi toutes les nuits.

Je me relève à cinq heures vingt pour le changer. Il a faim, je lui fais des tartines beurrées à la confiture. Il me rappelle de sept heures trente. Il est près de huit heures, je devrai me lever... mais je suis claquée, je m'engouffre au chaud dans mon lit... tant pis, j'ai le temps après tout... Jean-François, l'infirmier vient me réveiller à dix heures... il peut me faire mes soins. Je n'ai plus envie de me lever, je dormais comme un bébé enfin tranquille. Bon, mais il insiste et il doit me soigner. Je me tire du lit avec toutes les douleurs, les difficultés habituelles. Lentement je m'extirpe du lit pour me rendre à la salle de bains à deux pas. Je lui raconte notre nuit aussi sauvage que celle d'hier... rien ne change. Hier Maurice se plaignait du cœur, cette nuit encore. Hier, il m'a fait vraiment peur avec ses crises de paranoïa... il me voyait comme son ennemie, il ne se retrouvait pas dans l'espace. Il mélangeait le passé avec le présent... les soucis d'hier à ceux d'aujourd'hui. Je l'ai disputé mais lorsque j'ai compris qu'il était perdu, je m'en suis voulue de l'avoir secoué si durement. Jean-François s'est montré mon allié dans cette affaire.

Aujourd'hui, je reste en chemise de nuit et robe de chambre. Cela ne met pas arrivée depuis des années... je fais la vaisselle d'hier soir puis je vais consulter mes courriels où des vœux me parviennent encore... j'ai tant de courriers à faire, jamais je n'y parviendrai cette année.

De plus je me casse la tête pour certaines inscriptions à des concours. En même temps, j'ai un retard énorme de mise à jour de mon travail littéraire et de tri aussi... oh, la, la, quel boulot, quand je suis au fond du gouffre !

Ce matin, de belles gelées matinales se lèvent au point du jour et un soleil flamboyant apparaît. Il fait très beau, mais les journées demeurent très courtes.

Cependant que j'écris, Maurice s'est enfoncé dans le sommeil où de temps à autre, je m'entends hurler de douleur.

Le deal passé avec le médecin comme quoi Maurice doit reprendre le diurétique pendant dix jours, temps de la grippe, arrêté depuis cinq jours par nous ne me plaît guère.

Maurice hélas a les jambes qui regonflent et une plaie s'est ouverte sur sa cheville et son ventre pour faire passer l'eau exactement comme avant son opération. Il reprend un ventre très dur élargi de vergetures abominables... un tonneau d'eau... le ventre d'Obélix ! Six personnes à l'hôpital ne suffisaient pas à le relever... ils l'ont même fait tomber du lève-personne !

Jamais il ne pourra se relever du lit. Il a déjà un mal énorme à se tourner du côté droit... son ventre l'entraîne toujours sur la gauche justement sur sa jambe coincée par l'infection, opérée et toujours couchée en travers... les œdèmes se reforment à chaque fois que l'on lui envoie des diurétiques.

Le gastro-entérologue qui l'a sauvé nous l'avait affirmé, plus on envoie de l'eau à un malade cardiaque pour le faire pisser, son cœur en fera trois fois plus et nous entrons dans le cercle infernal et vicieux d'un traitement épouvantable : sonde à demeure, diffu-K, et prise de poids exorbitant !

Ses œdèmes aux jambes, aux pieds et sur tout le corps, dos, bras, abdomen rajoutent à sa souffrance. Ses douleurs atroces pour uriner depuis la dernière pose de sonde pour huit jours à l'hôpital se sont ravivées à outrance... on dirait qu'il accouche ! Il faudrait l'opérer de sa prostate à nouveau, quelle misère !

LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...
Partager cet article
Repost0
7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 16:27
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana ALNG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Vendredi 6 janvier 2017... des nuits et des jours plus que difficiles !

 

La nuit s'est trouvée comme chaque nuit très perturbée par ses crises de douleur et ses cris épouvantables. Je me suis levée comme chaque nuit, autant de fois. Il a dû prendre 40 mg de morphine et un doliprane pour parvenir à se calmer... je me suis levée à quatre reprises pour l'aider.

Au matin, Nelly est là et je me dépêche car je dois partir faire des petites courses obligatoires. Du coup, comme toujours j'abandonne mes soins. Nelly intervient plusieurs fois pour aider Maurice cependant que je me prépare.

Nous filons vite. Jean-François, depuis la visite du médecin, pratique des inhalations à Maurice qui ont le méritent de soulager sa mauvaise respiration très saccadée qui ne supporte pas son respirateur. Sa température affiche toujours plus de 39°... il va très mal.

La kiné passe dans l'après midi, mais il est amorphe, aussi pratique-t-elle des drainages à défaut de ne pas pouvoir le faire bouger... elle reviendra lundi.

Alexandra devait passer le 2 ou le 3 janvier, mais je pense qu'elle doit être grippée, je n'ai pas eu de ses nouvelles, sauf si le téléphone continue à ne pas me passer mes interlocuteurs. Il faut que je pense à l'appeler.

La soirée s'achève lentement, Maurice ne cesse de dormir depuis onze heures, et il finit par se réveiller pour le dîner... et ne se rendort plus.

Je dois lui donner tous ses remèdes à vingt heures, le changer à vingt et une heures trente... puis une nouvelle fois à minuit... je file me coucher mais il me sonne à une heure vingt.

Àtrois heures vingt, ses cris de douleurs insupportables me réveillent :

–Non, j'ai trop mal... trop mal ! Je n'en peux plus, je n'en peux plus ! J'ai mal, j'ai mal, j'ai trop, trop, trop mal !

Il ne cesse de hurler. Je vais lui donner la morphine qu'il n'a pas prise de la nuit, son doliprane, je le change, le masse, lui arrange son lit, ses draps, ses alèses, ses couvertures. Je retourne au lit mais ses cris redoublent... je repense à la glace que je n'ai pas mise... je me relève et lui pose sur la jambe. Je vais dans le lit... il continue à crier de plus belle... je lui donne à boire. Je file au lit... il crie toujours... je dois lui passer de l'huile d'olive sur ses irritations... et c'est ainsi toutes les nuits.

Je me relève à cinq heures vingt pour le changer. Il a faim, je lui fais des tartines beurrées à la confiture. Il me rappelle de sept heures trente. Il est près de huit heures, je devrai me lever... mais je suis claquée, je m'engouffre au chaud dans mon lit... tant pis, j'ai le temps après tout... Jean-François, l'infirmier vient me réveiller à dix heures... il peut me faire mes soins. Je n'ai plus envie de me lever, je dormais comme un bébé enfin tranquille. Bon, mais il insiste et il doit me soigner. Je me tire du lit avec toutes les douleurs, les difficultés habituelles. Lentement je m'extirpe du lit pour me rendre à la salle de bains à deux pas. Je lui raconte notre nuit aussi sauvage que celle d'hier... rien ne change. Hier Maurice se plaignait du cœur, cette nuit encore. Hier, il m'a fait vraiment peur avec ses crises de paranoïa... il me voyait comme son ennemie, il ne se retrouvait pas dans l'espace. Il mélangeait le passé avec le présent... les soucis d'hier à ceux d'aujourd'hui. Je l'ai disputé mais lorsque j'ai compris qu'il était perdu, je m'en suis voulue de l'avoir secoué si durement. Jean-François s'est montré mon allié dans cette affaire.

Aujourd'hui, je reste en chemise de nuit et robe de chambre. Cela ne met pas arrivée depuis des années... je fais la vaisselle d'hier soir puis je vais consulter mes courriels où des vœux me parviennent encore... j'ai tant de courriers à faire, jamais je n'y parviendrai cette année.

De plus je me casse la tête pour certaines inscriptions à des concours. En même temps, j'ai un retard énorme de mise à jour de mon travail littéraire et de tri aussi... oh, la, la, quel boulot, quand je suis au fond du gouffre !

Ce matin, de belles gelées matinales se lèvent au point du jour et un soleil flamboyant apparaît. Il fait très beau, mais les journées demeurent très courtes.

Cependant que j'écris, Maurice s'est enfoncé dans le sommeil où de temps à autre, je m'entends hurler de douleur.

Le deal passé avec le médecin comme quoi Maurice doit reprendre le diurétique pendant dix jours, temps de la grippe, arrêté depuis cinq jours par nous ne me plaît guère.

Maurice hélas a les jambes qui regonflent et une plaie s'est ouverte sur sa cheville et son ventre pour faire passer l'eau exactement comme avant son opération. Il reprend un ventre très dur élargi de vergetures abominables... un tonneau d'eau... le ventre d'Obélix ! Six personnes à l'hôpital ne suffisaient pas à le relever... ils l'ont même fait tomber du lève-personne !

Jamais il ne pourra se relever du lit. Il a déjà un mal énorme à se tourner du côté droit... son ventre l'entraîne toujours sur la gauche justement sur sa jambe coincée par l'infection, opérée et toujours couchée en travers... les œdèmes se reforment à chaque fois que l'on lui envoie des diurétiques.

Le gastro-entérologue qui l'a sauvé nous l'avait affirmé, plus on envoie de l'eau à un malade cardiaque pour le faire pisser, son cœur en fera trois fois plus et nous entrons dans le cercle infernal et vicieux d'un traitement épouvantable : sonde à demeure, diffu-K, et prise de poids exorbitant !

Ses œdèmes aux jambes, aux pieds et sur tout le corps, dos, bras, abdomen rajoutent à sa souffrance. Ses douleurs atroces pour uriner depuis la dernière pose de sonde pour huit jours à l'hôpital se sont ravivées à outrance... on dirait qu'il accouche ! Il faudrait l'opérer de sa prostate à nouveau, quelle misère !

LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana ALNG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...
Partager cet article
Repost0
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:59
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Mardi 3 janvier 2017... comme un petit miracle !

 

Annie prend son service et attaque la vaisselle. La journée se passe comme à l'accoutumée. Maurice a de la fièvre, sa respiration est sifflante depuis plusieurs jours.

À midi nous recevons un colis envoyé par Nathalie... une merveille de délices avec des pâtés gourmands, petites bouteilles de bon vin rouge et blanc, eau de Cologne. Nous sommes heureux de le déballer au bord de son lit.

L'après-midi après le repas, Klara vient le faire travailler. Il parvient à se lever avec l'aide du verticalisateur, il ne reste quelques minutes debout pour la première fois. Ensuite, il est si fatigué qu'il s'endort.

Après le souper, il demeure plus ou moins réveillé devant la télévision. Je regarde le film 'Innocentes' à la télévision, un récit épouvantable sur le viol des soldats russes sur les polonaises et notamment les nonnes d'un couvent qui se retrouvent enceintes.

Ensuite, je dois laver, masser et changer Maurice pour la nuit. Je me couche à une heure quinze et Maurice s'endort jusqu'à sept heures trente où il me sonne ! Incroyable, il a dormi six heures trente d'affilée !

LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Mercredi 4 janvier 2017... grippé !

 

Dès sept heures trente, je change Maurice et lui donne tous ses remèdes, j'y ajoute une cure de miel à la gelée royale, une cuillère de sirop de jouvence de l'Abbé Souris pour la circulation du sang... il râle pas mal... il ne fait que râler !

Sa fièvre affiche 39,1 ce matin... mais avec le doliprane, elle tombe vite. Il a une belle bronchite, encombrée de glaires qui l'étouffent, sa respiration est très haletante (il n'a pas pu supporter son respirateur cette nuit) et il a fort mal à la gorge... de la fièvre avec autant d'antibiotiques ce n'est pas possible, cela doit être viral ! Il a donc la grippe !

Je tente d'appeler le médecin mais sa secrétaire veut m'envoyer le remplaçant... avec le cas particulier, complexe et sévère de Maurice cela me paraît impossible. Donc, j'appelle le toubib sur son portable. Son agenda est chargé à bloc pour demain, toute la ville à la grippe, aussi va-t-il essayer de venir.

Bon, mais si c'est la grippe on ne peut pas faire grand chose sauf le paracétamol. Il me demande s'il est vacciné... non, tant que les vaccins contiendront des adjuvants aluminium nous refuserons la vaccination, d'ailleurs pour moi et ma fille elle s'est montrée extrêmement dangereuse... n'est-ce pas la vaccination contre l'hépatite B. (avec l'adjuvant aluminium – qui se trouve aussi dans la vaccination de la grippe) qui a mis à jour ma maladie, la CMT1A sur ma fille et m'a paralysée durant trois ans en 2003 !

Je préfère de loin prendre de l'oscillo coccinum ou une cure de gelée royale durant l'hiver que de passer par de tels poisons !

Klara, la kiné arrive pour les exercices de Maurice mais il est shooté par sa fièvre élevée. Elle refuse de le relever dans l'appareil, elle a peur d'un malaise. Pas de pot !

Ce soir, nous dînons d'une bonne omelette et d'un pâté basque au piment d'Espelette envoyé dans le colis de ma fille, Nathalie reçu hier.

La soirée se passe comme celle de la veille... je le change à une heure puis à une heure trente je vais au lit. Il me sonne une demi-heure plus tard pour le changer à nouveau. Vers trois heures vingt, il hurle de douleur et cela me réveille. Je me lève... il émet des hurlements atroces, douleurs qui viennent de ses deux jambes. Je fais ce que je peux, je le masse, je le change, lui passe sa morphine et un doliprane.

Sa respiration sifflante demeure très saccadée, haletante. Il faut que le médecin vienne le voir.

Lorsqu'il se calme enfin, je retourne au lit et je me relève à six heures pour le changer à nouveau. Je file au lit jusqu'à neuf heures où il me sonne pour ses remèdes... jusque-là il a dormi profondément.

LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Jeudi 5 janvier 2017... rien ne va plus !

 

Je me traîne comme une zombie. Nelly avec une grande gentillesse s'occupe du cacao de Maurice à qui je viens de faire les tartines beurrées à la confiture de pêches de vigne.

Je suis en train de déjeuner à la cuisine lorsque surgit le médecin à la porte. Sa longue silhouette me le désigne comme notre intervenant du moment. Chic, il est venu !

Justement je dois lui parler de mes heures d'aide humaine auxquelles il n'a pas eut encore le temps de répondre et du fait que Maurice et moi avons décidé de ne plus prendre le diurétique qui lui donne des œdèmes.

Je sais qu'il pense que c'est la cortisone et moi je défends la thèse que les diurétiques administrés aux malades cardiaques poussent le cœur de ces malades à produire trois fois plus d'eau... je le sais par expérience et aussi de la bouche du gastro-entérologue qui a sauvé la vie de mon époux !

En 2009 après avoir vécus cinq mois d'enfer où Maurice avait été placé en soins palliatifs à domicile et où il supportait des doses mortelles de lazilix, devait, par contre coup, absorber des doses élevées de Diffu K (pour compenser la perte de potassium due au lazilix !) et tolérer une sonde à demeure sur un cancer de la prostate (en outre cela a provoqué une infection où il a ramassé une orchite de toute beauté grosse comme une pastèque que je soulageais avec des compresses de bicarbonate de soude !!!)... Également de l'oxygène 24 heures sur 24, sans compter les 42 comprimés par jour que les médecins lui faisaient avaler sans jamais se rendre compte qu'ils l'empoisonnaient.

À cette époque il n'avait jamais eu de cortisone et pourtant il gisait au fond de son lit, pesait 167 kg avec deux ballons à la place des pieds où l'on ne distinguait même plus les orteils.

La toubib des soins palliatifs s'était écriée :

Jamais vu ça ! Jamais vu ça !

Et pourtant, elle avait dû côtoyer bien des mourants !

Bref, après cinq mois de détresse épouvantable l'un comme l'autre, où Maurice faisait également des bonds de 50 cm au-dessus du lit et où j'avais inventé un système pour l'attacher sans douleurs, le médecin des soins palliatifs étant parti dans sa région d'origine, la responsable du service me conseillait d'aller voir urgemment un gastro-entérologue... ce que je fis malgré les protestations de l'hôpital qui considérait Maurice comme perdu.

Ce médecin, meilleur que les autres constata que Maurice était en pleine overdose médicamenteuse sévère et stoppa tous les traitements... plus aucun remède. Ceux du cœur, ceux de la prostate, ceux de la Parkinson, le lazilix, le diffu K, la morphine (retirée doucement à l'aide de patchs)... tout, tout, tout lui fut retiré... à la suite de quoi nous avons vécu quatre ans d'une rémission absolument exceptionnelle dans un bonheur sans nuages.

Hélas au bout de quatre ans, les problèmes prostatiques ont envoyés Maurice consulter un médecin nouvellement installée dans la région et deux remèdes ont suffit pour nous envoyer dans des jours d'épouvante et trois ans de cauchemar absolu depuis 2013 !

Notre expérience rare, unique et dramatique de la maladie depuis dix huit ans que nous sommes mariés, m'a amenée à ne plus faire une confiance aveugle aux médecins. Certes nous avons besoin d'eaux. Certains d'entre eux sont de très bons médecins pour beaucoup d'autres cela laissent vraiment à désirer et lorsque l'on tombe sur ceux-là nous devenons des victimes. C'est le cas pour Maurice !... Et pour moi aussi, également pour ma fille !

Bon, je m'explique avec le médecin sur le bien-fondé ou non du diurétique. Maurice souffre de toute façon, avec ou sans, lorsqu'il urine... il lui faudrait une autre opération de la prostate... on en sort plus.

Mais ce qui est sûr, c'est que son corps gonflé d'eau comme une barrique (il a le ventre d'Obélix!) ne pourra jamais se remettre sur des jambes estropiées telles que les siennes ! ! !

Notre charmant médecin m'oppose la respiration difficile de Maurice avec son état grippal... alors il faut remettre le diurétique mais on le retirera plus tard !

Soit, admettons le temps de la grippe ! Mais jamais il ne se relèvera sur ses jambes s'il devait garder un tel poids, un ventre porteur d'eau au point de basculer sur le côté et empli de vergetures d'une épaisseur hors du commun ! Depuis l'arrêt du modurétic j'arrive à lui attacher ses couches, ses poches d'eau dans le dos ont disparues, les vergetures ont désenflées, le ventre a perdu de son poids... si les œdèmes devaient perdurer, nous prenons encore le risque de voir ses jambes et ses pieds reperdre de l'eau ouvrant des plaies épouvantables et qu'il reste alité comme depuis tant de mois avec de grosses serviettes au bas de ses pieds trempées 24 heures sur 24 !

Là-dessus Maurice s'énerve de me voir discuter le bout de gras avec véhémence... mais nous étions d'accord sur tout, tous les deux ensemble. Il est vraiment fatigué. Mais j'éprouve une furieuse envie de rendre mon tablier.

Je fais le repas de midi... Maurice exténué s'est endormi. Je le réveille à treize heures pour déjeuner. Il se régale, puis une fois terminé, il s'endort à nouveau. Vers quatorze heures trente, il se plaint d'avoir froid... je vais le recouvrir. J'écris ces mots.

Hier soir, très tard entre deux interventions sur Maurice, j'ai préparé un nouveau concours, envoyé aujourd'hui... j'en ai d'autres, mais j'éprouve de grandes difficultés à écrire sereinement à l'heure actuelle quand je suis tellement sollicitée par Maurice toujours confiné et bloqué dans son lit.

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 00:39
QUELQUES TEXTES de Dana LANG
QUELQUES TEXTES de Dana LANG
QUELQUES TEXTES de Dana LANG
QUELQUES TEXTES de Dana LANG
QUELQUES TEXTES de Dana LANG
QUELQUES TEXTES de Dana LANG
QUELQUES TEXTES de Dana LANG
Partager cet article
Repost0
4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 23:05
Partager cet article
Repost0
2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 20:42
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Samedi 31 décembre 2016... la Saint-Sylvestre le calvaire s'accentue au fond de son lit !

 

La nuit se déroule fort mal pour Maurice. Je me lève plusieurs fois car je l'entends crier de douleur... mais il dort profondément.

Dès quatre heures du matin ses cris plaintifs ne cessent plus, il souffre horriblement de sa jambe et chaque fois qu'il accouche de quelques urines difficiles à passer. Je me lève à neuf heures, j'ai terriblement mal au dos et au bas des reins.

Maurice attend avec une très grande impatience l'infirmière. Elle arrive vers dix heures. Il n'a pas cessé de gémir et de se plaindre. Elle a eut une urgence avant lui. Il se sent mieux dès qu'il est au propre et changé. Elle lui passe sa perfusion de roséphine dans le PICC line.

La journée se passe bon an, mal an. Le repas de midi est vite fait. Puis il s'endort... du coup je vais me reposer à quatorze heures trente. Il me sonne à seize heures pour le changer, le laver et le masser.

Puis l'infirmière arrive. Elle soigne Maurice, procède à sa toilette, le masse, le change. Comme elle attend que l'antibiotique passe dans la veine, elle me pose des patchs de Versatis sur les reins. Puis comme je prépare une salade de fruits, elle pèle les oranges. En quelque sorte nous faisons un petit réveillon ensemble... Corinne est une jeune femme superbe d'abnégation et de gentillesse.

Corinne nous quitte en nous souhaitant une bonne soirée. Nous commençons notre petit repas de Fête avec le foie gras envoyé par nos enfants et un confit de figues... délicieux. Plus tard nous entamons les coquilles Saint-Jacques mêlées à un petit morceau de cabillaud en sauce fleurette. En fin nous achevons la soirée avec un framboisier qui remplace l'omelette norvégienne perdue et que Corinne est allée nous acheter. Nous finissons par un morceau de nougat délicieux... mais Maurice se sent de moins en moins bien au fur et à mesure de la soirée... je dois le laver et le changer, le masser par trois fois, tenter de lui soulager ses douleurs du mieux possible surtout les points d'appui sous la hanche et sous la jambe opérée... finalement apèrs avoir essayé le coussin qu'il garde depuis des jours comme le lui a demandé la kiné, je lui colle deux gros pansements de duo-derm sur la hance et un autre sous la jambe... l'ennui c'est qu'il ne faut pas sans cesse remonter dans le lit car ils roulent et du coup ils forment des boudins douloureux. Bon, mais il en ressent un soulagement immédiat. Il est grand temps car il est déjà deux heures trente du matin et voilà bien quatre heures que nous bataillons.

J'écris un moment sur l'ordinateur... ensuite dès qu'il dormira, j'irai me coucher...

LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Dimanche 1 janvier 2017... et le cauchemar continue de plus belle !

 

Je m'endors sur le matin et Maurice me réveille à cinq heures pour le recouvrir... il a froid. Il me sonne à neuf heures pour ouvrir la porte. Je ne rêve que de dormir, j'ai un mal de dos épouvantable et je file dans la chambre pour me recoucher mais Corinne frappe déjà. Du coup, je déjeune et prépare le cacao de Maurice qui n'a pas faim.

Corinne pratique une toilette complète comme à chaque fois, le masse et le change puis elle passe à la perfusion d'antibiotique dans son PICC line.

Vers midi, je commence le repas et j'emmène un plateau fait de foie gras et de confit de figues, un yaourt, une part de framboisier et une part de salade de fruits exotiques (délicieuse). L'après-midi se passe difficilement... Maurice ne cesse de se plaindre de se trouver mal dans le lit, d'en avoir vraiment marre et nous sommes deux dans cette galère insupportable et invivable. Je dois le soigner maintes fois. Finalement je vais me reposer un moment à quatorze heures quarante-cinq en lui recommandant de m'appeler pour le film de quinze heures quarante-cinq.

Nous suivons 'Le Safari de tous les Dangers' qui se passe au Kenya à Serengeti, en Afrique pays et endroit que je connais pour y être aller en 1990. Tout comme j'étais en Côte d'Ivoire en 1998 pour une tournée contée dans le Festival des Conteurs Francophones Internationaux à Abidjan... souvenirs impérissables !

Ensuite Corinne revient pour les soins du soir ceux de Maurice mais aussi les miens où elle me colle des patchs de Versatis sur le dos.

Ce soir je reste au côté de Maurice devant la télévision comme presque tous les soirs et après les derniers soins de la journée je file au lit en espérant qu'il s'endormira... ce qui est très rare !

Je demeure un moment sur l'ordinateur...

LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeure de la Paix,...

Lundi 2 janvier 2017... un calvaire permanent !

 

Je reste éveillée jusqu'à vingt-deux heures et je vais me coucher après avoir changer une nouvelle fois Maurice. Il m'appelle à une heure, à deux heures, à trois heures, à cinq heures il a faim et enfin à huit heures quinze où il est l'heure de me lever d'autant que je dois aller acheter un thermomètre en réclame chez Lidl... il y a trop longtemps que nous devons le renouveler !

Nathalie cogne à la porte et entre. Elle se met tout de suite au travail avec la vaisselle d'hier soir. Elle porte aussi le déjeuner que j'ai préparé pour Maurice. Puis elle étend la lessive cependant que je me m'habille après avoir déjeuner.

J'abandonne Maurice aux bons soins de Corinne et nous partons fin prêtes pour aller faire les petites courses nécessaires. Nathalie enfourne mon fauteuil dans son coffre et nous partons.

J'achète encore quelques fruits, le fameux thermomètre, des bas de contention, des chaussettes-chaussons bien douces en réclame.

Au retour je range les courses et Nathalie termine ce qu'elle avait entrepris avant notre départ, puis elle nous quitte. Je prépare le repas de midi un morceau de magret de canard farci au foie gras de canard avec des pommes de terre à l'eau sautées dans le jus de canard, un yaourt et une salade de fruits.

Maurice épuisé me réclame le repas car il tombe de sommeil. Évidemment puisqu'il n'a rien dormi de la nuit et a passé son temps à gémir de douleur. Il voudrait pouvoir récupérer car il sait que Klara va venir aujourd'hui pour sa rééducation fonctionnelle. Malheureusement il n'est pas en état et Klara va avoir bien de la peine à le faire travailler. Elle ne parvient pas à le lever avec le verticalisateur à peine reste-t-il assis quelques minutes... il est au bord du malaise ! Cette séance l'a exténué et il ne se remet pas de la fatigue endurée. Lorsque Corinne revient pour les soins il n'est guère en forme.

Je consulte mes courriels... de très nombreux vœux de Bonne Année 2017 nous parviennent, cela me met du baume au cœur. Les vœux de mon ami Ziad Medoukh me touche particulièrement. Ceux de mon amie Lucette me vont toujours droit au cœur tant elle est une amie délicieuse. Tous mes autres amis sont aussi présents dans notre peine quotidienne et éprouvante.

Ce soir nous dînons de la soupe et des restes de midi. Une glace à la fraise lui termine son repas.

Il voudrait dormir mais son supplice perdure... ses jambes le font souffrir, crises de démangeaisons, douleur... crises de la prostate... et j'en passe.

La nuit risque d'être encore très agitée...

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 13:41
LES VOEUX DE MON AMI Ziad MEDOUKH, professeur de français à Gaza, auteur palestinien, poète, ambassadeur de la Paix,...
LES VOEUX DE MON AMI Ziad MEDOUKH, professeur de français à Gaza, auteur palestinien, poète, ambassadeur de la Paix,...
LES VOEUX DE MON AMI Ziad MEDOUKH, professeur de français à Gaza, auteur palestinien, poète, ambassadeur de la Paix,...
LES VOEUX DE MON AMI Ziad MEDOUKH, professeur de français à Gaza, auteur palestinien, poète, ambassadeur de la Paix,...
LES VOEUX DE MON AMI Ziad MEDOUKH, professeur de français à Gaza, auteur palestinien, poète, ambassadeur de la Paix,...

Bonne année 2017 de Gaza la vie

 

Bonjour de Gaza, Gaza les difficultés, Gaza la souffrance, Gaza sous blocus, Gaza la prison à ciel ouvre, mais Gaza la vie.

Je vous souhaite une excellente et heureuse année 2017

Je vous présente mes meilleurs vœux pour ce nouvel an.

Que cette année vous apporte bonheur et prospérité , joie, paix et amour.

Je vous souhaite une année prometteuse et positive pleine d’énergie. Puisse cette nouvelle année, réaliser tous vos projets et tous vos souhaits.

Que cette nouvelle année soit une année de liberté et de justice pour le peuple palestinien et tous les peuples opprimés.

Que l’année 2017 soit l’année de la levée du blocus israélien inhumain sur Gaza

Que l’année 2017 soit l’année de la paix en Palestine et partout dans le monde. Une paix durable qui passera avant tout par la justice.

Une invitation à poursuivre nos actions dans un mouvement d’amitié, de tolérance, de respect, d’ouverture et de solidarité.

Et rêvons ensemble d’un monde où fleurissent nos valeurs humaines

Pour la paix universelle.

La lutte continue et le combat se poursuit !

La justice finira par triompher.

Amitiés et fraternité de Gaza la dignité, Gaza l’avenir et Gaza l’espoir.

Vive l’amitié, vive la solidarité, vive la tolérance, vive la paix et vive la justice.

Ziad Medoukh.

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 16:52
NOUS VOUS ADRESSONS TOUS NOS VOEUX POUR UNE ANNEE 2017 FAITE DE DELICIEUSES JOIES, DE BONHEUR PARFAIT, DE PAIX UNIVERSELLE ET DE REUSSITE DANS VOS ENTREPRISES, ENFIN TOUT CE QUE VOUS SOUHAITEZ LE PLUS ARDEMMENT...
Partager cet article
Repost0
30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 20:04
LA VIE COMME UN DEFI ! / Dana LANG, conteure, auteure, poète, ambassadeur de la Paix,...

Vendredi 30 décembre 2016... toute la nuit... on danse...

 

Je le change à vingt heures et nous suivons 'Les Petits Génies' à la télévision... mais vers vingt-deux heures je m'endors. Avant de tomber totalement dans le sommeil, je le change et le masse puis je file au lit.

À une heure quinze il me sonne pour le changer, puis de nouveau à trois heures... je le lave, le masse, le change puis il a faim. Je lui prépare un morceau de gâteau car je n'ai plus assez de pain. Je vais me coucher.

Il m'appelle à huit heures quinze, j'ouvre la porte et prépare le déjeuner... Un brouillard dense ce matin se répand sur la presqu'île, il va faire beau. Nelly franchit le seuil de la maison. Je me prépare pour aller faire les dernières courses avant le Jour de l'An. Il me manque le pain, le lait, des patates, des fruits et surtout je dois aller râler à la Poste car le colis envoyé aux enfants qui devait arriver le 22 décembre comme celui des petits-enfants, est parvenu chez ma fille avec cinq jours de retard, soit le 27 décembre ! Heureusement que j'avais payé pour deux colis recommandés et accusés de réception, livrables en 48 heures !

Corinne, l'infirmière arrive à son tour alors que nous partons. J'attends Nelly qui s'approche pour me prendre dans sa voiture, Corinne qui à ce moment descend de la sienne ne me reconnaît pas avec ma belle coiffure ! Je ris !

Nous avons fini les courses, Nelly rentre le fauteuil et les commissions. Elle va porter un sac de légumes dans le congélateur, lorsqu'elle s'aperçoit que tout les produits contenus à l'intérieur sont décongelés ! Ah, je suis en pétard !

Il y avait des coquilles Saint-Jacques pour le réveillon, des escargots, une petite réserve de légumes (épinards, petits pois, brocolis, le beau persil du jardin), quatre cuisses de poulet, un bon morceau de lieu jaune, de la viande et de la saucisse hachées !

Bref, je donne tout aux poules. Je sauve ce que je peux. Je fais cuire immédiatement les escargots et les coquilles Saint-Jacques. Ah, quel boulot !

Bon, je finis par m'en sortir... épuisée !

Après le repas de midi où nous mangeons les escargots et des pâtes vite faites, je change Maurice... puis il s'endort. Aussi j'en profite pour aller faire une sieste.

Il me sonne à quinze heures quarante-cinq pour le changer à nouveau. L'infirmière arrive à dix-sept heures. Elle pose la perfusion à Maurice. Pendant ce temps, elle me soigne les pieds et me pose trois pansements de Versatis sur mes reins bloqués par la douleur. Puis elle retourne aux soins de Maurice. 

J'en profite pour aller rendre une visite à Jeanne et André et aussi à Éliane, mais elle est partie avec sa petite-fille. Ce sera pour un autre jour. Il y a bien longtemps que je n'étais pas venue cafeter chez elle.

Lorsque je rentre c'est pour changer Maurice, plongé dans un demi-sommeil il ne se rend compte de rien. Vers dix-neuf heures, je chauffe la soupe et lui tend son bol avec du pain dedans afin qu'il puisse la prendre au lit... mais il n'a pas faim et en laisse la moitié. Je dîne d'un reste de salade de poireaux et je mange la soupe, puis je lave difficilement la vaisselle. 

Je vais un moment sur l'ordinateur... j'écris mais je suis si lasse, je vais aller me coucher tôt, en profiter qu'il dort.

Il y a de grande chance pour que je danse encore toute la nuit autour de son lit !

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : LE MONDE IMAGINAIRE de Dana LANG, conteuse aux plumes de sioux, fée des loups, auteure Fantasy, contes, nouvelles, poète insurrectionnelle (trilogie de prose poétique), lauréate de 76 Prix littéraires
  • : BIOGRAPHIE Dana LANG *1989-2002, conteuse professionnelle internationale (artiste, durant 12 ans intermittente du spectacle / Cie du Soleil Noir). Elle conte dans les écoles, collèges, lycées, bibliothèques, médiathèques, salles de spectacle, théâtres, festivals... etc... *1991, fondatrice d'une Maison du Conte 'La Biche au Bois' au Cergne (42-Loire). Elle reçoit 20 000 scolaires en attractions contées sur les Terres d'Anne de Beaujeu dans les Monts du Haut-Beaujolais, et organise un Festival du Conte et des Conteurs en Forêt et en Cabarets «Flèches des Fées» pendant cinq ans. Elle conte avec divers musiciens dont Tenzin Gonpo artiste tibétain qui l'accompagne aux instruments et à la voix. Elle parraine un enfant tibétain pendant plusieurs années. *1994, sociétaire des Auteurs et Compositeurs Dramatiques. Elle participe à divers festivals... *Avril 1998, elle conte dans les écoles françaises, Instituts, hôtels, villages pour le Festival International des Conteurs Francophones à Abidjan en Côte d'Ivoire. *2003, auteure, poète, en situation de handicap, elle poursuit en écrivant toute son Œuvre. Elle réécrit ses contes adaptés pour la scène (120 contes) et écrit de très nombreux ouvrages dont des contes merveilleux et fantastique, un récit autobiographique ' Les Sanglots du Vent' ; une trilogie Fantasy ' Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' (t.1 : La Dragonne et l'Œuf d'Or Sacré ; t.2 : Éloïse et le Commandeur du Temps ; t.3 à paraître) ; des témoignages de vie ' Docteurs, vous m'avez tué ! ' suite à paraître : ' La Danse de la Méduse ', ' L'Arbre d'Or ', 'La Fuite des Jours', 'La Maison du bout... de la Terre', 'Plus fort souffle le vent', 'Un Radeau dans le Ciel', 'Jusqu'au bout du Voyage', 'La Vie comme un Défi', 'Fais-moi Mourir !', 'Le Bouffeur de Vie', 'L'Ultime Voyage d'un Combattant de la Vie', 'Vogue là où te mènera ton Rêve', 'L' Envol les Ailes Brisées',... édité en juin 2019 par Horizon Littéraire Contemporain : un recueil de prose poétique et de pamphlets de 7 livrets ' Puisque tu vis, Philippe', 'Je vous écris, Frères Humains', 'À l'Aube d'un Jour, Humanité' et un livret de nouvelles 'Poindra le Jour', ... *2011, à la création de la Maison du Conte, de l'Illustration et de l' Édition Fantastique ' LA FONTAINE AUX FÉES ' édite dix de ses livres (sur plus de 30) et avec son époux Maurice JANIN, architecte d'exécution (en situation de handicap), fréquente les Salons du Livre de Rhône-Alpes, Auvergne, Bourgogne, Yonne, Paca chaque week-end durant deux ans. Sur le Salon du Livre de Lorette (42-Loire), elle rencontre Michel COUROT, Dico d'Or, grand gagnant de la Dictée de Bernard Pivot en 1995. Il deviendra son relecteur et son très grand ami. *En avril 2011, elle écrit un conte merveilleux : Flora, Pipi et Scratch, la sorcière. *2012, sociétaire des Arts et des Lettres de France, membre du bureau de l' UERA A (Union des Écrivains de Rhône-Alpes-Auvergne), ambassadrice du Cercle des Ambassadeurs Universels de la Paix, 'La Fontaine aux Fées'  édite 'Le Grand Livre de Marina' de Marina FERREIRA. *13 octobre 2013, elle est nommée Membre de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets. *Le 18 mai 2014, elle parraine le 1er Festival du Livre et de l'Illustration Jeunesse «Les P'Tits Z'Amis de Marina » à Saint-Didier-de-Formans dans l'Ain (01). *13 Juillet 2014, après avoir vécu deux ans dans le village natal de son père en Alsace près de Bâle et de très longues années en région lyonnaise, elle vit à Plogoff dans le Finistère et devient Membre de l'Association des Écrivains Bretons (AEB). Elle écrit et publie un nouveau conte ' La Fontaine de la Mer Feunteun Aod '.   *Décembre 2014, elle collabore au Festival International du Conte de Guillaume ÉKOUMÉ, au Cameroun. Elle écrit un nouveau conte 'Max, le Petit Sorcier'. *Février 2015, elle écrit un conte 'Louka, le Petit Loup de Brocéliande' dédié à son arrière petit-fils, Louka né le 5 février 2015. *23 avril 2015, elle écrit 'Le Dragon de Pors Loubous', un conte fantastique. Fin juillet, par son épouse Danyèle, elle apprend dans une profonde tristesse le décès de son indéfectible ami, Michel COUROT. *20 décembre 2015, elle conte 'Plume de Corbeau' au théâtre Georges Madec à Esquibien pour les enfants des écoles et leurs parents. *De septembre 2013 à ce jour, elle devient lauréate de 76 distinctions Littéraires  Internationales (Trophées, Mérites, Médailles, Prix, Mentions...) décernés par 16 concours Littéraires Internationaux. *2015-2016, elle recherche un Éditeur sérieux pour lui reprendre toute son Oeuvre. *En 2015, elle est invitée à Sacramento en Californie et à Prague en Tchécoslovaquie du 5 au 10 septembre 2016 par le Président de la World Académy of Arts and Culture and World Congress of Poets où elle ne pourra pas se rendre. *Le 1er février 2016, elle écrit le conte 'Justine et le Pays Contraire'. *Février 2016, elle s'inscrit dans les Salons Festivals du Livre en Bretagne qu'elle espère honorer de sa présence... le 24 avril 2016, elle se rend au Salon du Livre de Botmeur (Finistère) où elle conte et dédicace... *En juin 2016, elle écrit le conte 'Kaoura, la Princesse aux Sept Dragons'... *En 2017 'La Princesse aux Mensonges', 'L'Œil du Dragon'... et autres... *Le 9 et 10 septembre 2017, elle reçoit le TROPHEE John Ronald TOLKIEN pour le 2ème volet de sa trilogie fantastique 'Les 3 Héritiers de la Clef des 7 Mondes' tome 2 'Éloïse et le Commandeur du Temps par le CEPAL à Thionville en Lorraine. Elle reçoit d'autres Prix Littéraires Internationaux et le TROPHEE le LAUZUN de BRONZE remis par Pierre BELLEMARE... *Le 26 décembre 2017, elle perd à Douarnenez son époux bien-aimé à la suite de très grandes souffrances et d'une longue agonie de trois ans. Il sera incinéré à Quimper et ses cendres jetées en mer à 300 mètres de leur habitation. *Année 2018, elle devient membre de Bibliothéca Universalis.           * En février 2018, elle écrit plusieurs contes et nouvelles... qu'elle présente à des concours littéraires... *4 avril 2018, elle reçoit une Mention des Arts et Lettres pour son conte 'L'Œil du Dragon'. *10 août 2018, veuve elle revient s'installer avec sa fille aînée dans les Monts du Haut-Beaujolais où de plus en plus atteinte par sa maladie, elle tente de faire éditer tous ses livres. Quelques uns de ses textes paraissent dans diverses revues et livres. *Le 26 janvier 2019, elle devient membre de l'Académie Littéraire et Historique du Val-de-Saône. *Le 1er juin 2019, elle reçoit trois nouveaux Prix Littéraires Internationaux sur un conte, une nouvelle et une poésie décernés par les Arts et Lettres de France. *Le 29 juin 2019, elle reçoit le TROPHEE d'EXCELLENCE sur son OEUVRE LITTERAIRE et le PRIX d'EXCELLENCE sur son conte MAX, LE PETIT SORCIER en Français et traduit en Roumain par les Editions HORIZON LITTERAIRE CONTEMPORAIN représenté par Noëlle ARNOULT et Daniel DRAGONMIRESCU.
  • Contact

Recherche